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Les biens mal acquis: Un mal africain

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©DR

Les avocats de Theodorine Nguema Obiang ont plaidé devant la Cour Internationale de Justice pour l’acquittement de leur client. Il faut rappeler que le fils du président de la Guinée Equatoriale a été condamné à trois ans de prison avec sursis, par un tribunal français, pour détournement de fonds, abus de biens sociaux.

Pour ce faire, une partie des biens appartenant à Theodorine Nguema Obiang a été saisie par la justice française. Cet épisode montre, avec force, que le problème des biens mal acquis demeure l’une des causes de la déliquescence économique et sociale de certains pays africains. Depuis près de quatre décennies, de faramineuses sommes d’argent, qui auraient dû être consacrées au développement de ces pays, sont utilisées via l’immobilier, actions en bourse, dans les pays occidentaux.

Les clans Mobutu, Bongo, Obiang, Sassou et consorts, sont dans ce cycle infernal de recyclage d’argent issu des retombées de l’exploitation du pétrole. Ce système a pu être mis en place avec la complicité de certains groupes occidentaux. Comme on le dit si bien : « il ne peut y avoir de corrompu sans corrupteur ».

Ces colossales sommes d’argent servent indirectement les intérêts de certains hommes d’affaires occidentaux qui ont tissé des liens occultes avec ces familles du pouvoir. Le cas du Gabon est là pour le démontrer. Ne parlons pas du Congo Brazzaville où le pétrole est utilisé à ‘’bon escient’’ par la famille Sassou Nguesso, notamment Denis Christel Nguesso. Est-ce une fatalité qu’un peuple jouisse pleinement des ressources de son pays ? Près de deux Congolais sur trois vivent avec moins de deux dollars par jour. Au Gabon, pays de moins de deux millions d’habitants, on retrouve cent élèves dans une salle de classe.

Tant que l’alternance démocratique n’aura pas lieu dans ces pays, l’espoir n’est point permis. Les mêmes familles continueront à diriger et à piller les ressources de ces pays comme bon leur semble.

Serge Bibang

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