La France se ‘’droitise’’ : exit Hollande place à Fillon.

La France se ‘’droitise’’ : exit Hollande place à Fillon.

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French President Francois Hollande (L) speaks with Prime Minister Manuel Valls as Spain's King Felipe VI and Queen Letizia (not seen) leave the Elysee Palace in Paris, July 22, 2014. REUTERS/Philippe Wojazer (FRANCE - Tags: POLITICS ROYALS) - RTR3ZOH0

Le paysage politique français est en pleine recomposition et se ‘’droitise’’ de plus en plus. Deux de ses principaux acteurs et anciens chefs d’Etat vont débarrasser le plancher. Il s’agit de Nicolas Sarkozy, battu aux élections primaires par son ancien premier ministre, François Fillon, et François Hollande qui vient de jeter l’éponge en décidant de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle qui pointe à l’horizon, celle de 2017.

Et au regard des sondages qui peuvent certes être démentis, la France se ‘’droitise’’ de plus en plus, et ce sont les forces conservatrices et rétrogrades incarnées par Marine Le Pen et François Fillon qui risquent de se retrouver au 2e tour de cette élection présidentielle de 2017.

Il faut dire que sociologiquement, la France est traditionnellement et majoritairement à droite. Les épisodes Mitterrand et Hollande n’ayant été que des parenthèses de son histoire politique vieille de centenaires. Et ce n’est pas faute pour la ‘’gauche’’ d’avoir tenté d’imposer et d’expérimenter ses doctrines et sa praxis politiques. Conservateurs jusqu’à la moelle des os, les Français n’en veulent pas, eux dont la devise culturelle est ‘’chacun pour soi, Dieu pour tous’’, fondement de l’individualisme, et donc du libéralisme. Quand bien même, ce libéralisme génère des crises économiques, le chômage et la paupérisation, ils s’y accrochent et restent hostiles à toute évolution de leur société vers le socialisme, et encore moins vers le communisme.

Qu’à cela ne tienne, il reste que cette ‘’droitisation’’ du paysage politique de l’Hexagone peut avoir un impact sur les processus démocratiques actuellement en cours dans les ex-colonies françaises d’Afrique, où beaucoup se lèchent déjà les babines de voir François Fillon s’installer dans 6 mois au palais présidentiel de l’Elysée. Toutes leurs stratégies de conservation ou de conquête du pouvoir ne scrutent plus que cet horizon, Robert Bourgi par exemple, étant la passerelle qui le mènera à lui.

Ainsi donc, après près de six décennies d’indépendance, certains acteurs politiques africains, y compris ceux qui se veulent des opposants, continuent à miser sur la nébuleuse Franç’Afrique pour se maintenir ou pour conquérir le pouvoir. Face à l’impérialisme Yankee plus puissant, plusieurs pays latino-africains se sont affranchis de la tutelle nord américaine. Comme d’un mal atavique, les Africains n’arrivent pas, eux, à se débarrasser des chaînes du néocolonialisme français, et se trouvent toujours obligés d’aller raser les murs de l’Elysée.

Il est alors temps que de nouvelles générations d’acteurs politiques émergent sur le continent noir, notamment dans le giron dit francophone.

S.M

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