Gabon : l’ambassadrice des USA joue à qui perd gagne

Gabon : l’ambassadrice des USA joue à qui perd gagne

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Pourtant, une enquête du journal français le ‘’Nouvel observateur ’’ (l’OBS) publiée, il y a quelques jours, démontre qu’au lendemain du scrutin présidentiel, la représentante des USA au Gabon, a envoyé un émissaire, le 28 août auprès d’Ali Bongo. Selon l’OBS, l’envoyé de Cynthia Akuettey, l’ambassadrice des Etats-Unis au Gabon n’est pas allé à la présidentielle de la République, les « mains vides ». Il avait une proposition à mettre sur la table. Si le président accepte sa défaite, il pourrait quitter le pays avec la promesse de bénéficier lui et sa famille, d’une totale immunité. Objectif : éviter un bain de sang, tout en offrant au chef de l’Etat une sortie ‘’parle le haut’’. Mais, indique le journal français, Ali Bongo ‘’ aurait fait monter les enchères, exigeant l’immunité pour au moins soixante dix de ses proches. Inacceptable pour l’émissaire américain qui repart ‘’dépité’’.

Le 31 août, ce que Cynthia Akuettey craignait est arrivé. La proclamation des faux résultats a été suivie par de manifestations violentes des populations à travers le pays. En signe de représailles, l’armée et les mercenaires sont allées attaquer  nuitamment, le quartier général de campagne de Jean Ping : plusieurs morts, disparus et blessés.

Curieusement pour la même élection, l’ambassadrice qui a souhaité une ‘’sortie par le haut’’ d’Ali Bongo a brusquement changé de discours. Au lendemain de la validation par la ‘’Tour de Pise’’ de la réélection très contestée d’Ali Bongo, Cynthia Akuttey opte pour la langue de bois : «  Il est temps, à présent de panser les blessures d’un pays divisé ce, pour le meilleur amour possible pour tous ses citoyens. Les deux parties doivent s’unir dans le dialogue et établir les indispensables réformes que le peuple Gabonais recherche depuis de longues années ».

On ne peut mieux cautionner la fraude. Même quand on est issu d’un pays de vieille démocratie.

NT

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