Friction diplomatique entre les USA et la RDC de Kabila

Friction diplomatique entre les USA et la RDC de Kabila

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Président Joseph Kabila de la RDC

Rien ne va plus entre Washington et Kinshassa. Dans une déclaration teintée de néonationalisme, le porte–parole du gouvernement Congolais a fustigé l’attitude américaine qui se caractériserait, selon lui, par une ingérence manifeste dans les  affaires intérieures du peuple congolais. Dans une diatribe féroce, le porte parole congolais dénonce un néo-impérialisme américain, voulant imposer à la RDC la politique à mener.

Le représentant américain dans la région des grands Lacs, Tom Pereillo a réitéré l’engagement des Etats-Unis de soutenir les efforts congolais, pour un respect intégral de la Constitution ; celle-ci ne permettant plus à Joseph Kabila de se représenter à un nouveau scrutin présidentiel. Par ailleurs, Washington a un regard vigilant sur la situation des droits de l’homme en RDC , qui ne fait que se dégrader. Tom Pereillo a clairement fait savoir que le pouvoir congolais est en partie responsable des dérapages constatés ces derniers temps ; entre autres il y a la condamnation de Katumbi, l’arrestation de membres de la Société Civile …

La déclaration du gouvernement congolais ne s’est pas fait attendre. Et il apparaît de plus en plus que le calendrier électoral ne sera pas respecté.  Washington, pour sa part est on ne plus clair : Primo, il faut respecter la constitution pour assurer au peuple congolais un avenir sûr, gage de paix. Deuxio, Washington ne soutient aucune personnalité politique congolaise pour cette présidentielle à venir. Ce qui importe c’est le peuple congolais. Celui-ci doit pouvoir choisir, en toute liberté, son prochain.

Il ne faut pas oublier que les USA sont l’un des principaux bailleurs de fonds de la RDC. Il est donc tout à fait normal que Washington ait une attention particulière pour ce pays qui est hautement géostratégique en Afrique.

Les autorités américaines ont décidé de sanctionner, non le gouvernement congolais, mais un certain nombre de personnalités qui seraient impliqués dans les exactions commises sur les populations. Ces sanctions iraient des gels d’avoirs à l’interdiction d’entrer sur le sol américain.

Dans le cas de pays comme la RDC ou même le Gabon, l’intervention de la communauté internationale est quelque part d’une nécessité cruciale, tant les régimes en place, néo-monarchiques, ne veulent aucunement céder le pouvoir, démocratiquement.

Serge Bibang

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