François Hollande, l’ami des chefs d’Etats africains

François Hollande, l’ami des chefs d’Etats africains

588
0
PARTAGER
le président Français avec quelques présidents africains, dont le gabonais Ali Bongo

A la veille de la fin de son mandat présidentiel, François Hollande, qui , au tout début de son mandat ne s’intéressait nullement à l’Afrique, est devenu par la force des circonstances politiques et historiques un grand « africain ». L’intervention militaire française au Mali, la défense des intérêts de l’Afrique à la COP 21 et une certaine « discrétion » sur les dérives de certains chefs d’Etats africains comme Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso ou Idriss Deby, démontrent qu’au fil de son quinquennat, François Hollande s’est « amouraché » d’une certaine Afrique.

Cette Afrique, c’est celle des présidents, des tapis rouges et autres officines des pouvoirs. Et les récentes déclarations du président guinéen Alpha Condé, en tant que président en exercice de l’Union Africaine, indiquent clairement que nos présidents africains ont le béguin pour le locataire de l’Elysée. Alpha Condé n’a pas hésité à déclaré sur les ondes de RFI, qu’il aurait voulu que François Hollande brigue un second mandat !

Comme on le voit, les Paul Biya, Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso, Faure Gnassigbé et autres entretiennent de  bons et loyaux rapports avec l’Elysée. Le silence et le mutisme du pouvoir français sur les problèmes électoraux des pays africains francophones, notamment ceux de l’Afrique Centrale n’arrangent que ceux qui sont au pouvoir.

Qu’en est-il des peuples ?

Certes, il y a eu le départ de Blaise Campaoré. La France n’a pas intervenu pour sauvegarder le pouvoir Campaoré ; c’est le peuple burkinabè qui a pris le pouvoir. Mais il a fallu un travail de fond, une mobilisation sans précédent de la Société Civile, des Syndicats et des partis politiques. Avec la crise centrafricaine, la France a pu user à son loisir de son hégémonie diplomatique sur le continent africain.

Comme toujours les peuples africains trinquent… François Mitterrand, au moins a donné la démocratie à l’Afrique, dans son célèbre discours de la Baule. Même si on peut lui reprocher de ne pas avoir assuré le « service après-vente ».

Le président guinéen et le chef d’Etat nigérien sont des vieux amis à l’ancien secrétaire du PS ; ils furent des membres actifs de l’Internationale Socialiste. Rien d’étonnant à ce qu’Alpha Condé caresse dans le sens du poil  son homologue français. Idem pour celui-ci.

SERGE  BIBANG

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE