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Elections présidentielles françaises : Emmanuel Macron a tapé dans le mil à Alger . En qualifiant la colonisation de crime contre l’humanité

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Emmanuel macron à Alger

Récemment en visite à Alger, Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle en France, a jeté un pavé dans la marre en disant haut et fort que la colonisation a été un crime contre l’Humanité.

Cette déclaration a suscité un tollé au sein de la classe politique de l’Hexagone, notamment dans les colonnes de droite de l’extrême droite. Il aurait dit Emmanuel Macron, que le génocide juif était un crime contre l’Humanité, ce qui est d’ailleurs plus que vrai, qu’il aurait été applaudi et salué de toutes parts.

Et pourtant, ce qui caractérisait essentiellement l’entreprise coloniale, en dehors du mépris du nègre et le complexe de supériorité qu’avaient les colons a son endroit, c’est le régime concessionnaire, le travail forcé et l’expropriation des Africains et le génocide social.

Le régime des concessions était la politique monopoliste du capitalisme financier en Afrique pendant la période coloniale. C’était l’exclusive dans le contrôle des matières premières et l’exploitation de la force de travail. Il portait la barbarie coloniale à un degré de violence, d’extermination des individus à peu près semblable à ce qu’avait connu l’Afrique noire, par exemple, pendant les siècles d’esclavage. C’était la violence organisée de l’occupant où des sociétés concessionnaires privées se substituaient aux autorités coloniales dans l’administration des territoires,  réduisant les populations africaines à un rôle de marchandise.

A propos du travail forcé et l’expropriation des Africains, faut-il ici rappeler que les méthodes de violence faisaient partie intégrant de la politique coloniale. Dans les territoires conquis et colonisés, l’exploitation de la force de travail avait atteint une dimension dégradante, brutale et barbare. Dépossédés de leurs terres, coupés de leurs villages, les Africains furent réduits à une conditions serviles. Les méthodes d’obligation au travail étaient variées. On exproprie en arrachant les terres, on crée des impôts et des taxes qui obligent à travailler dans les champs ou les mines des colons.

Concernant le génocide social, tous les témoignages historiques datant du tiers du XXe siècle confirment ce génocide. Le travail obligatoire aboli seulement et officiellement en 1946 (statut de l’indigénat), la traite des Noirs et les travaux forcés qui les précédaient ont entrainé une augmentation de la mortalité sur le continent africain. Le « Noir n’ayant aucun besoin est vivant au jour le jour, sans s’inquiéter du lendemain, ne travaillera que s’il est forcé ». Il s’agit là de la conception qu’avaient les compagnies coloniales de l’homme noir.

Félix Eboué, Gouverneur français de l’Afrique Equatoriale française (AEF), attira l’attention sur les conséquences destructrices de cette politique génocidaire coloniale en comparant la colonie menacée de l’intérêt, à un ‘’ grenier qui se vide’’ et parlait d’une ‘’masse qui se désagrège et se disperse’’

Emmanuel Macron n’a donc fait que rappeler une vérité historique.

SM

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