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Woleu-Ntem/Infrastructures routières Les populations des cantons du département du Woleu en guerre contre le pouvoir émergent

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A cause l’état piteux de leurs routes, les populations des cantons Bissok, Woleu, Kyé, Nyé dans le département du Woleu, province du Woleu-Ntem, ont récemment décidé  ne pas accorder leurs suffrages au candidat du PDG au soir du 27 août prochain. Ce, au cours d’une assemblée générale prévue à cet effet.

Jean Pierre Oyiba, ministre d’Etat en charge des travaux publics, au cours d’une conférence de presse à Libreville, clamait haut et fort que le président sortant, Ali Bongo a réalisé, au cours de son septennat, plus de 500 kilomètres de routes bitumées. Un aménagement  jugé sectaire du secteur routier national. Pour preuve, les routes des cantons  Bissok, Woleu, Kyé, Nyé dans le département du Woleu, province du Woleu-Ntem, ont été oubliées. D’où la colère des populations de ces tronçons à quelques jours de l’élection présidentielle.

Ainsi, l’axe Sam-Bibasse, long de plus de 100 kilomètres, est cette route du canton Bissok, dans le département du Woleu au nord du Gabon qui se trouve actuellement dans une dégradation très avancée. Les populations dudit canton à cause de cet état piteux de leur tronçon disent barrer la route au candidat du parti au pouvoir au soir du scrutin du 27 août prochain. Ces derniers l’ont affirmé à Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, au cours d’une assemblée générale. «  Les natifs du canton Bissok ont unanimement décidé de pas voter le candidat Ali Bongo. En sept ans de son mandat, le président de la République n’a pas pensé à aménager notre route qui se trouve dans un état impitoyable. Beaucoup d’individus meurent, des femmes accouchent dans les villages parce qu’ils ne peuvent se rendre tôt à l’hôpital canadien d’Oyem pour manque de route. Alors que nous avons élu le député du PDG qui siège à l’Assemblée nationale. Lequel impuissamment n’a pas de pouvoir » a indiqué Joseph Mba Nguéma, notable dudit canton.

Ce n’est pas  tout. En dehors du secteur Sam-Bibasse, le canton Bissok possède un autre secteur routier, long d’une quarantaine de kilomètres, appelé Woleu-Ayath. Dont les populations de ce tronçon reliant les villages Mbolezock-Mvane-Yebivegne  ont  également manifesté le même ras-le-bol que  celui des populations du secteur Bibasse-Sam. Lesquelles qui éprouvent toutes les peines du monde pour  joindre leurs différents villages à la ville d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem. «  Nous avons également décidé comme nos parents du secteur Bibasse-Sam de ne pas voter le candidat Ali bongo à l’élection présidentielle du 27 août prochaine. Depuis 2009, nous avons pensé qu’avec l’arrivée du président Ali Bongo, notre route devait être aménagée. Autrement dit, avoir une route carrossable en toute saison » s’est exprimée en ces termes, madame Valentine Abeghé Obame.

Au finish, les populations de ce grand canton ont décidé, au terme de leur assemblée générale,  selon des sources concordantes, d’organiser des marches et d’autres sit-in pour faire entendre leurs préoccupations auprès des autorités administratives et politiques de la localité.

Il faut rappeler que le pouvoir émergent gagnerait en arrangeant ces deux secteurs routiers pour le bonheur et le bien de tous. Aussi, l’axe Bibasse-Sam en question qui s’étend vers l’axe Medouneu-Kougouleu jusqu’à Libreville, la capitale, long de plus de 300 kilomètres souffre des mêmes difficultés. D’où la nécessité à l’Exécutif d’aménager ce tronçon encore appelé  « le raccourci » qui relie la province de l’Estuaire à celle du Woleu-Ntem, sans interférence d’une autre localité.

De plus,  les populations des cantons Kyé, Nyé, Woleu qui croupissent dans les mêmes problèmes routiers que celles du canton Bissok ont également pactisé de garder la même position électorale au soir du 27 août prochain.

Tar’Engongha

 

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