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Webcor : qui doit payer la facture ?

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Jean François Ntoutoume Emane lors de la conférence de presse/DR.

Samedi dernier, à sa résidence familiale sis au quartier Lalala, dans le cinquième arrondissement de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, l’ancien maire de Libreville et initiateur du projet Webcor, a donné sa part de vérité sur le dossier qui lui vaut aujourd’hui, lui et sa famille des ennuis judiciaires.

 Sans  langue de bois, Jean François Ntoutoume Emane, a entretenu la presse durant toute l’après midi du samedi 15 septembre dernier, à la faveur d’une conférence de presse tenue à sa résidence familiale de Lalala, dans le cinquième arrondissement de Libreville. Objectif de cette rencontre avec les hommes de médias: tout dire sur le dossier Webcor, une entreprise Suisse ayant la charge de la construction du plus grand marché de Libreville, initié par Jean François Ntoutoume Emane, alors maire de Libreville, sous l’instigation de feu Omar Bongo. «C’est le feu président qui m’avait suggéré ce projet, il disait qu’il voulait doter  Libreville d’un marché moderne, il m’a demandé de chercher un partenaire», a indiqué Jacky, d’entrée de jeu. 

Venant au sujet, Ntoutoume Emane, a indiqué qu’il n’y a jamais eu de détournement de deniers publics, puisqu’il n’y pas jamais eu deniers publics. «Ils ont indiqué dans certains journaux que mon fils Albert a détourné des deniers publics. Mais je peux vous dire que si j’avais retrouvé mon fils ainé mort pour avoir  subi, durant deux semaines des pressions au B2 avant de se faire interner dans une structure hospitalière, c’est moi qui aurait commis le crime du siècle au Gabon», a répliqué Ntoutoume Emane.

Pour l’ancien maire de Libreville, il n’y a eu aucune ambiguïté sur ce projet: «tout ce qui a été fait sur ce projet de construction du Grand marché de Libreville s’est fait dans la transparence totale». Le groupe Webcor devait préfinancer le projet à hauteur de 27 milliards. Et les  travaux ont été entamés par le groupe Suisse, dont le terrassement et autres au coût de 3milliards. 

A en croire les termes du contrat, l’Etat devait apporter 60% grâce à un  emprunt et Webcor 40%, puis  Webcor a bénéficié d’une «fiscalité modérée pour l’importation de matériel de construction», a précisé l’ancien premier ministre d’Omar Bongo. «Ce sont là les termes de la convention passée entre le gouvernement gabonais et le groupe Webcor», a-t-il indiqué. Avant de poursuivre: «Il n’y a jamais eu de décaissement, donc il ne pouvait y avoir de détournements ni de rétro-commissions».

Le projet avait été initié avec l’accord du conseil municipal, qui avait commandé l’édile de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, à entamer le projet. Seulement voilà, une fois parti de la présidence du conseil municipal de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, a été remplacé par Rose Christiane Ossouka. Mais madame la mairesse au lieu de continuer le projet, aurait plutôt annulé le projet, sans l’accord du conseil municipal, l’instance qui avait pourtant ordonné d’entreprendre le projet.  «Le parallélisme des formes n’a été pas respecté», a souligné l’ancien maire qui précise qu’«un maire ne peut pas contrecarrer une décision prise par le Conseil municipal sans passer par ce dernier».

Les termes de l’accord n’ayant pas été respectés, l’entreprise Suisse a porté plainte a porté plainte contre l’Etat gabonais au tribunal arbitral de Paris. Ce dernier est sommé  de payer 65 milliards pour des dommages et intérêts causés à Webcor.

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