Accueil Economie vie des entreprises: Ess Gabon, veut fuir le pays

vie des entreprises: Ess Gabon, veut fuir le pays

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Le litige opposant l’entreprise ESS Gabon, à ses anciens employés est entrain de prendre une autre tournure. Les responsables de l’entreprise ne seraient plus en mesure de respecter les engagements pris auprès des salariés et du gouvernement.

Le Gabon est- il devenu une République Bananière?  La question mérite d’être posée, au regard des actes posés par certains chefs d’entreprise ces dernières années.  Ess Gabon qui est une société de droit gabonais, liée à Assala Energy ( Ex shell) dans le domaine de la restauration collective et des services supports, serait sur le point de fuir le pays, selon certaines indiscrétions. En effet, L’entreprise devait quitter  le pays en juin prochain au terme de son contrat.  Mais contre toute attente, l’entreprise a annoncé via une correspondance signée de son directeur général, Russell Pritchard,  le 2 mars dernier, la rupture du contrat   avec ses employés.  Et pour que le divorce se déroule dans de bonne conditions, le ministre du pétrole, Pascal Houangni Ambouroue et les représentants des syndicats avaient entamé  des discussions avec la direction générale de l’entreprise. Au sortir desdites discussions, les responsables d’ESS Gabon auraient pris l’engagement de verser six mois  de salaires aux 367 travailleurs de l’entreprise.  Malheureusement, depuis la fin des négociations, il semblerait que les responsables de ESS Gabon rechignent de reverser aux employés leurs indemnités. Toute chose ayant conduit les responsables du ministère du pétrole, à travers le chargé de la communication du ministre, a monter au créneau pour fustiger le comportement des responsables de cette société, qu’il a qualifié d’irresponsables. Ainsi, pour ce dernier, » Le fait d’avoir manqué à ses obligations, elle se met en porte- à- faux avec le ministre du travail et celui de l’économie. En outre, les conséquences de la rupture de ce contrat sont d’ordre civil et pénal »  a indiqué Jean Maurice Rassidina, le conseiller en  communication  du ministre des hydrocarbures. Avant  d’affirmer que.   » Cette  entreprise qui s’est inscrite dans une démarche de voyou doit comprendre que le Gabon n’est pas une République bananière » .

La tension est donc montée d’un cran, dans le milieu des affaires du pays. Et tant que la situation économique du pays ne sera pas améliorée, le niveau de chômage ira toujours crescendo et le climat des affaires encore plus  détérioré.

ADN

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