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Trésor public : Quid des troubles informatiques ?

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©DR.

Le système informatique du Trésor public est à l’origine des dommages faits aux usagers et au démembrement du ministère du Budget, des Finances publiques et de l’Economie.

Les nombreux bugs informatiques, dont est à l’origine le système informatique du Trésor public, causent, depuis quelques mois déjà, de graves dommages à certains services publics. Les dommages marqués par de multiples virements de salaires mensuels sur les comptes des salariés, au point que le salarié, en un mois, se retrouve avec u cumul de trois, voire quatre mois de salaires.

Dans les administrations victimes des affres des services informatiques du Trésor public, c’est quasiment le branle-bas le combat. Les responsables de ces administrations ne savent plus où mettre de la tête pour échapper à une situation qui n’est pas de nature à garantir la gestion parcimonieuse de leurs ressources. S’ajoute le risque des contrôles de la BEAC. Ces administrations, visiblement en difficulté par la faute du Trésor public, pourraient voir leurs comptes sérieusement mises en débit, pour avoir abusivement versé les salaires à leurs personnels.

Au nombre des administrations victimes de ces dysfonctionnements informatiques, il y’a la mairie de Libreville qui, il y a bientôt deux mois, avait enregistré le versement de plusieurs mois de salaires en un seul. Ainsi, certains agents municipaux auraient touché les sommes oscillant entre cinq millions (5.000.000) à dix millions (10.000.000) de francs CFA. Alors que les heureux bénéficiaires de ces salaires avaient cru à un don du ciel, ont vite déchanté En  ce même mois d’octobre 2019, un service étatique de la plateforme aéroportuaire de Libreville, vient d’être victime des mêmes caprices informatiques du Trésor public. Les agents de cette structure de l’aviation civile ont vu leurs salaires virés dans les comptes courants, deux fois successivement. Pour des besoins d’argent en cette période de rentrée scolaire, aucun de ces agents n’a hésité à retirer le gros lot. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement, puisque ce n’est nullement de la faute desdits employés.

A ce jour, aucune explication n’est donnée sur ce qui serait à l’origine des bugs informatiques répétitifs au niveau du Trésor public. Sauf que les dommages décriés, eux, continuent de faire leur bonhomme de chemin.

Du coup, les supputations vont bon train, tant au  niveau de la  haute administration que dans certains milieux politiques où le phénomène du virement des salaires multiples risque d’être un argument de taille pour étayer et conforter la thèse de l’amateurisme dans l’administration centrale.  Pour une certaine opinion, les bugs du système informatique du Trésor public s’apparenteraient à un sabotage orchestré par des agents publics tapis dans ces services, dans le but de mettre en difficulté le sémillant Trésorier payeur général fraichement promu. Et la même opinion de s’interroger comment la situation ainsi décrire peut-elle toujours avoir lieu, après les cas de la mairie de Libreville ? Que fait la tutelle ministérielle du Budget pour endiguer définitivement l’hémorragie ?  De leur côté, les salariés ayant bénéficié des « salaires de la grâce », quel sort leur sera réservé par le Trésor public pour recouvrer les trop-perçus ? Devront-ils payer à la place des agents du Trésor responsables du dysfonctionnement informatique de ces services ? Ou alors les trop-perçus vont devoir être mis sur le compte des pertes et profits du budget ?

Autant de questions qui taraudent les esprits, dans les administrations ayant enregistré les virements massifs de salaires en un seul mois. (Nous y reviendrons)

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