Transport aérien Qui pour sauver les aéroports et aérodromes du Gabon...

Transport aérien Qui pour sauver les aéroports et aérodromes du Gabon ?

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L’état, presqu’à l’abandon de ceux-ci, laisse interrogateur plus d’un.

Des hautes herbes, des bâtiments défectueux, des pistes d’atterrissage décapées, matériel obsolète, la liste n’est pas exhaustive. Tel est le visage peu reluisant des aérodromes qui, pourtant, faisaient la fierté des Gabonais, dans chaque capitale provinciale ; et dans la quasi-totalité des chefs-lieux des départements que compte le pays. Une situation qui a mis un coup d’arrêt au développement du transport aérien au Gabon – surtout avec la mort programmée d’Air Gabon.

Alors que les nouvelles autorités, qui s’emparaient du pouvoir en 2009, promettaient et prônaient une rupture, il reste que le domaine du transport aérien n’a guère connu de changement. Surtout concernant les infrastructures. Les aérodromes ont disparu dans les départements, et certains de ceux des principales villes ne sont pas loin de subir le même sort. Dans un avenir semble tout tracé. Car sur les 60 aérodromes que compte le Gabon, environ  10 peuvent se prévaloir répondre à quelques normes pour fonctionner : ceux de Gamba, Omboué, Mouila, Oyem, Mayumba, Koulamoutou, Okondja, Tchibanga, Mitzic et  Bitam. Le reste n’existant  aujourd’hui que  de nom. Aussi se demande-t-on, à qui incombe l’entretien de ces infrastructures ?

Or, chacun le sait, le développement des aéroports et aérodromes est non seulement un signe de modernisation d’un pays, mais peut également favoriser un développement du tourisme. Avec l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique nation au Gabon, les délégations et autres visiteurs pouvaient avoir loisir de découvrir davantage le pays, s’il disposait ne sera-ce que des pistes d’atterrissage pouvant permettre de rallier certains de ces lieux féeriques.

Un vœu pieu, puisque les priorités de ceux qui s’arc-boutent au pouvoir sont bien ailleurs. Et certainement pas dans la recherche de l’amélioration de l’image d’un pays, qu’ils ont plutôt réussi à casser. Au point que le Gabon est devenu est devenu un objet de railleries, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Le secteur aérien ne saurait déroger à cette règle.

ADN

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