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Sogatra : que sont devenus les taxis compteurs ?

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Taxis compteurs, dans un lieu de stationnement/(c)internet.

Ces véhicules de marque Ford, haut de game, ont curieusement disparu de la circulation, sans qu’une explication ne soit donnée.

Dès leur arrivée, les taxis compteurs à Libreville n’ont pas fait l’unanimité. Loin s’en faut. Beaucoup ont décrié cette innovation de la société gabonaise de transport terrestre (Sogatra), qui, au lieu d’améliorer son parc automobile en bus, avait préféré mettre en circulation les taxis compteurs. D’aucuns avaient jugé ces taxis un peu trop coûteux pour de nombreux gabonais, surtout que le rôle de la sogatra est de pratiquer un service beaucoup plus social.

Mais peu à peu, ces véhicules ont tant bien que mal été appréciés par quelques usagers. L’on pouvait les retrouver dans certains carrefours, ronds points et autres supers marchés, comme Mbolo, rond point de Nzeng Ayong et d’autres endroits beaucoup fréquentés comme l’aéroport de Libreville, toujours flanqués de leurs chauffeurs bien vêtus, d’un costume bleu sombre et chapeaux.

Seulement, à moins de trois ans de leur mise en circulation, ils ont curieusement disparu des écrans radars, sinon de leurs lieux de stationnement. Au niveau de la Sogatra, on ne dit rien sur cette disparition. Même si, en se rendant au parc de la Sogatra, beaucoup de ces véhicules sont hors d’usage.

L’objectif visé par les responsables de la Sogatra n’avait t-il pas été atteint ? Ces véhicules apportaient-ils beaucoup de dépenses que des recettes à la société pour leur révision? Ou bien s’est-t-on rendu compte que les gabonais n’avaient épousé ce nouveau style de taxi ? C’est autant de questions que se posent de nombreux usagers quant à la disparition de ces taxis compteurs.

A moins que ces véhicules servent désormais à autre chose. Puisqu’il n’est plus rare de les voir circuler, sans leur chapeau marqué taxi dans Libreville. D’autres avancent que certains feraient désormais comme les taxis ordinaires, c’est à dire: 100f, 100f, comme on dit au quartier. D’autres informations indiquent que les rares taxis compteurs encore en circulation, fonctionnent en location.

Quoiqu’il en soit, il y a que la Sogatra avait investi sur un projet dont elle se savait déjà perdant d’avance.

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