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SOGARA : Des résultats en baisse au premier semestre

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©DR

La direction générale des hydrocarbures a publié un rapport, datant de la fin du mois de juin 2019, soutenant que les indicateurs de la Société Gabonaise de Raffinerie (SOGARA), unique raffinerie du pays, s’orientent vers la baisse.

Selon les chiffres de ladite direction, au premier semestre de l’année en cours, le volume de brut traité est de 243.340 tonnes métriques, soit une chute de près de 48%, par rapport à l’année précédente, dans la même période, démontrant, s’il en était encore besoin, l’incapacité de la firme à répondre à la demande locale. Comme conséquence, les importations sont passées à 201.507 tonnes métriques de produits raffinés, soit une progression d’environ 37%. En ce qui concerne les ventes, excepté le Turbine fuel 1, qui se porte très bien, vu les recettes qui enregistrent une augmentation de 60,6%, tous les autres produits – que ce soit le Butane, le Super, le Pétrole lampant, le Gasoil moteur ou le Résidu atmosphérique export – accusent un net recul ,matérialisant ainsi la situation délicate que traverse la Sogara, laissant penser que son exploitation devient déficitaire : l’on pourrait avoir l’impression qu’elle tourne à perte, comme le soutient le Fonds Monétaire International (FMI), pour qui le maintien de la Sogara constitue un gouffre financier pour l’Etat.

Peut –on encore sauver la compagnie ? 

Cette question vaut son pesant d’or, d’autant plus que l’on se rappelle que le lundi 29 juillet dernier, le ministre du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, Noël Mboumba, et son collègue de l’Economie, des Finances et des Solidarités nationales, Roger Owono Mba, ont procédé à la signature de plusieurs protocoles d’accord entre l’Etat et les compagnies pétrolières exerçant dans notre pays, qui fournissent du pétrole brut à la SOGARA, s’inscrivant dans le cadre de la sécurisation du système d’approvisionnement en pétrole brut et en gaz par les entreprises signataires. Toutefois, force est de reconnaître que l’incapacité de la SOGARA à couvrir le marché local n’est pas dû à un approvisionnement insuffisant mais plutôt en raison de l’état vétuste des outils de production de la raffinerie, dont on pourrait se demander s’il y a eu un programme d’amortissement pour lesdites installations, entraînant un recours fréquent à l’importation, même auprès de pays non producteurs de pétrole, à l’instar du Togo, par la société de raffinage et Gabon Oil Company (GOC), qui sont les deux compagnies censées assurer l’approvisionnement en brut. Unique raffinerie du Gabon, la Sogara avait une mission bien précise lors de sa création en 1964 par plusieurs états africains, à savoir traiter et transformer le pétrole pour en tirer le maximum de produits à forte valeur ajoutée. Aujourd’hui détenue par l’Etat gabonais, Total et d’autres opérateurs, elle accumule les pertes et son volume de brut traité se réduit de plus en plus. En effet, d’après la note de conjoncture élaborée et publiée par la direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), datant de mars dernier, les données de la Sogara sont en forte baisse avec un volume de brut traité établi à 779.951 tonnes métriques en 2018 contre 812.611 tonnes métriques en 2017 et 781.819 tonnes métriques en 2014 !!!!!!!!!!!!!!

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