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Laccruche Alihanga sonne la fin de la récré

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Brice Laccruche Alhianga, DC du Chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba/DR;

Dans une récente interview accordée au magazine panafricain Jeune Afrique, Brice Laccruche Alihanga, l’actuel directeur de cabinet d’Ali Bongo, parle  du Gabon de maintenant et celui demain sur des reformes engagées. Le plus proche collaborateur du chef de l’Etat, signe la fin de l’imputé et exige les partenaires du Gabon à respecter les intérêts du pays.

C’est certainement la toute première interview qu’il accorde à la presse depuis qu’il a été nommé directeur de cabinet d’Ali Bongo, le chef de l’Etat, il y a bientôt un an. Dans cet entretien long de six pages, Brice Laccruche Alihanga, parle à bâton rompu de la vision du numéro gabonais, dont l’ambition est de tout changer, mettre fin aux vieilles habitudes « il veut une rupture rationnelle, avec un style beaucoup plus directif que par le passé. Je dois  vous l’avouer, je n’ai aucun problème avec ça, cela me plait même. A sa manière, le Gabon vient lui aussi d’entrer dans le nouveau monde», explique t-il.

Il faut dire que depuis l’entame du deuxième mandat d’Ali Bongo, le Gabon vit au rythme d’un rajeunissement de ses hommes portés à la tête de la haute administration publique et parapublique du pays. Des hommes qui, pour la plupart, viennent du secteur privé sur les plans intérieur et extérieur du pays. Il n’est plus rare de voir des jeunes à la tête de  grandes directions générales du pays, réservées, à une certaine époque,  aux caciques du pouvoir : « vous avez sûrement remarqué depuis six mois l’accélération du renouvellement de notre administration. Il n’est pas sain que telle ou telle personnalité puisse rester en poste pendant quinze ou vingt ans » s’indigne B.L.A. Et de poursuivre« le président a entrepris d’en finir avec  tout cela, il veut une  relation avec la population, sans roitelet ou intermédiaire ». Non sans indiquer que malgré ce rajeunissement, les coupables de détournements de  deniers publics seront punis. C’est dire si les proches collaborateurs du chef de l’Etat doivent d’abord être  exemplaires : « nous, les plus proches collaborateurs du chef de l’Etat devons être exemplaires, pour que tous les autres le soient aussi ». Autant dire que les nouveaux visages aux commandes n’auront aucune indulgence vis-à-vis de la justice : « Des dispositions importantes ont été prises pour éviter les erreurs du passé », affirme le DC. Et comme disposition importante, il y a cette opération qui vise à condamner tous ceux qui se sont rendus coupables de détournement de biens publics le ‘’Mamba’’, dont plusieurs victimes croupissement actuellement à la prison centrale de Libreville.

S’agissant des partenaires du Gabon évoluant dans le milieu du business, le proche collaborateur du chef de l’Etat n’y va avec le dos de la cuillère. Il indique que tout le monde doit respecter les accords établis. « Nous sommes  un pays ouvert au business, disposant d’une zone franche. Mais si vous ne respectez pas la loi et si vous menacez l’intérêt général, vous vous exposer à une remise en question de votre concession  quel que soit l’état qui est derrière vous ». Pas besoin de passer  par quatre chemins, pour savoir que cette analyse est réservée à la compagnie Veolia qui estime être une victime de l’Etat gabonais.

S’agissant de la dégradation du tissu social, là aussi, Brice Laccruche Alihanga, transmet la vision de son patron. Arrivé à la tête du cabinet d’Ali Bongo, il dit avoir trouvé une situation économique délétère dans le pays « comme tout pays producteur du pétrole, nous avons eu une très belle période en début  du premier mandat. Depuis, la situation s’est détériorée, il y a eu beaucoup d’abus ». Reconnait t-il. « J’ai pu avoir un regard neuf ; nous étions dans une situation très grave. Nous poursuivons le chemin entamé vers l’apaisement ». D’autant que sur le plan économique, le Gabon est accompagné par le FMI et la Banque Mondiale. « Nous avons d’importantes reformes à mettre en œuvre, notamment vis-à-vis de fonction publique trop importante et d’une masse salariale hypertrophiée ».

Un peu comme si la nouvelle vision d’Ali Bongo, partagée par son DC, n’est pas pour accorder du répit à ceux qui vont à l’encontre de  ces reformes.

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