Accueil Economie Sécurité sociale : la CNSS; ce grand corps malade

Sécurité sociale : la CNSS; ce grand corps malade

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Le tableau est plutôt sombre à la caisse nationale de sécurité sociale après l’audit enclenché par la nouvelle direction générale. On y note beaucoup d’argent sorti sans justifications et des investissements fallacieux.

La Caisse nationale de sécurité sociale a-t-elle été gérée comme une épicerie de quartier ? En tout cas, si l’on s’en tient aux résultats de l’audit réalisé par la nouvelle équipe dirigeante, l’on peut répondre par l’affirmative.

« La CNSS est malade, nous avons des cas patents de fraudes », c’est ainsi qu’a décrit l’actuel directeur général de la CNSS, Dr Nicole Asselé. Elle dit avoir trouvé une maison mal en point. Et de prendre pour exemple des investissements fallacieux, comme notamment, des bâtiments construits à coûts de milliards et qui selon elle, ne répondraient pas aux normes. Le cas du terrain acheté à Okolassi sur la nationale 1, dans le département du Komo Mondah, à hauteur de 1milliard, domaine qui ne serait pas vraisemblablement la propriété du vendeur.

Elle a également noté des surfacturations et des chèques payés par des entreprises aux noms de certains agents et qui ne sont pas reversés dans les caisses de la CNSS. On note aussi des recouvrements illégaux des cotisations des entreprises par des agents et des prêts non remboursés.

Il faut dire que cette rencontre avec la presse, n’est pas le fait du hasard. Est-il besoin de rappeler que Nicole Asselé fait depuis un moment les choux gras de la presse, notamment sur sa gestion de la maison. « Nous avons diligenté un audit qui nous a montré que la CNSS est malade. Aujourd’hui, la CNSS a des engagements de près de 116 milliards dans le cadre d’investissements tous azimuts réalisés de gré à gré pour une quarantaine de milliards déjà payés, mais plus de 69 milliards d’engagements directs de la CNSS ».

Comment en est-on arrivé là? Il faut dire que la CNSS a été gérée par des hommes mal intentionnés, dont le seul objectif était de se servir et non servir. Résultat ; l’un des miroirs de la sécurité sociale dans le pays est dans une situation inconfortable. « Comment comprendre par exemple que tout est obligation » ? S’est demandée la patronne des lieux. Et de citer quelques exemples : des avances dites conventionnelles pour tous les salariés ; des possibles aides aux agents par la CNSS, dans le cadre des acquisitions de véhicules de fonction…

C’est autant de maux qui minent la CNSS. Maintenant qu’un tableau sombre a été dressé sur la gestion antérieure, que va-t-il se passer ? Les responsables vont-ils répondre de leurs actes ?

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