Accueil Economie Secteur pétrolier : Polémique autour des nouvelles dispositions de la BEAC

Secteur pétrolier : Polémique autour des nouvelles dispositions de la BEAC

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Le week-end dernier, Les entreprises, évoluant dans le secteur pétrolier, ont tenu à marquer leurs réticences vis – à – vis de certaines dispositions adoptées par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), estimant que ces dernières constituent une entrave au bon fonctionnement de leur activité.

Il s’agit, entre autres, de la domiciliation des importations et exportations de biens et services lorsque le montant de la transaction est supérieur à cinq millions de franc CFA ; du rapatriement des recettes d’exportation de biens et services ; et, enfin, la sollicitation d’une autorisation de détenir ou de procéder à l’ouverture d’un compte en devises hors de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC). En ce qui concerne la domiciliation des importations et exportations de biens et services, il est fait état des lenteurs administratives, entraînant le ralentissement de l’activité économique, alors que la BEAC doit établir les procédures nécessaires à la facilitation des transferts effectués et l’effectivité des rapatriements des revenus d’exportation. Quant au rapatriement des recettes d’exportation, il est important, pour les compagnies pétrolières, de disposer d’avoirs à l’extérieur, pour des raisons telles que le remboursement d’emprunts, les négociations de financement, etc. Enfin, au sujet de la détention ou de l’ouverture d’un compte en devises offshore et on shore, les professionnels du secteur pétrolier doivent pouvoir justifier d’une condition d’emprunt sur le marché bancaire international et d’un moyen de paiement dans les délais des fournisseurs implantés hors de la zone CEMAC. Pour ce qui est de la BEAC, le rapatriement des avoirs en devises est essentiel en ce sens, d’une part, qu’il lui permet d’assurer la stabilité extérieure de la monnaie ; et, d’autre part, d’octroyer aux entreprises l’opportunité d’ouvrir un compte d’opérations au sein de ses structures.

 Une grogne qui continue        

L’on se souvient qu’en novembre dernier, face à la grogne suscitée par la nouvelle réglementation de change proposée dans l’espace CEMAC, laquelle oblige les opérateurs économiques du secteur pétrolier à rapatrier et à rétrocéder à la BEAC leurs devises détenues à l’extérieur, le gouverneur de ladite institution, a dû se résoudre à faire des concessions. C’est ainsi que l’institution bancaire sous – régionale a consenti à apporter des mesures d’assouplissement. « Dans le souci d’établir un dialogue constructif et d’aplanir les divergences d’interprétation, monsieur Abbas Mahamat Tolli a invité les opérateurs des industries extractives à identifier de manière plus claire et plus spécifique, les points de préoccupation en vue d’apporter les souplesses idoines permettant la mise en œuvre de la réglementation (…) La Beac s’engage, le cas échéant, à examiner ces préoccupations avec toute l’attention requise, afin de parvenir à une convergence de vues devant faciliter la prise en compte des particularités de ce secteur économique important pour les économies de la CEMAC », avait annoncé l’institution financière lors d’un précédent communiqué officiel. L’on se rappelle, également, que le Fonds Monétaire International (FMI) avait exhorté les pays de la zone CEMAC à modifier leurs codes miniers et pétroliers – une chose que le Gabon, notre pays, a faite il y a quelques temps – en vue de la bonne application de cette mesure, le fonds estimant que la non – obligation de rapatriement des recettes, en devises, des compagnies pétrolières prive la sous – région d’Afrique Centrale d’importantes devises. Voilà un feuilleton qui n’a pas encore livré son épilogue !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Yohan Freddy NGUEMA ZUE   

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