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Révision des textes de la CNLCEI : Odounga Awassi gagnerait à ne pas faire des sorties médiatiques

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Siège de la CNLCEI à Libreville/DR.

Les missions d’investigation et de consultations dévolues à la commission Nationale de la Lutte contre l’enrichissement illicite, (CNLCEI) sont méconnues des gabonais. Du coup, la sortie tonitruante de Odounga Awassi, le président de la  (CNLCEI), le lundi 28 mai derniers sur Gabon 24, pour approuver la décision du gouvernement de réviser les textes de cette entité taraude l’esprit du gabonais.

 15 ans après sa création, la commission Nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) est toujours l’ombre d’elle-même.  Et pour démontrer à la face du monde que la lutte contre la corruption occupe une place de choix dans les politiques  gouvernementales, une révision des textes régissant cette structure, a été annoncée par les autorités.  Odounga Awassi,  le président de cette entité, qui montre difficilement son nez dehors, est finalement sorti de sa réserve, pour approuver la décision du gouvernement.  D’où la question de savoir,  la  commission Nationale de lutte contre l’enrichissement illicite est-elle nécessaire pour le Gabon ? D’entrée de jeu,  nous sommes tentés de répondre par la négative. Car,  depuis sa création, rares sont les moments  où les responsables de cette structure sont sortis de leur réserve, pour communiquer sur le niveau de la corruption, et de l’enrichissement illicite dans le pays.  Du coup, la sortie médiatique du président de la CNLCEI, pour approuver  la décision du gouvernement de réviser les textes relatifs à la CNLCEI, parait comme de la poudre aux yeux des institutions financières et des partenaires au développement.  «Quinze ans après sa création, la CNLCEI ne peut plus s’appuyer sur les mêmes textes dans la lutte contre la corruption», a déclaré sur Gabon 24, Dieudonné Odounga Awassi, estimant, par ailleurs, qu’«il est temps de criminaliser d’autres faits liés à la prévarication des finances publiques», a dit le premier responsable de cette structure.

Créée  par la loi n° 002/2003 du 7 mai 2003 instituant un régime de prévention et répression de l’enrichissement illicite en République Gabonaise, la commission évolue sous le statut d’une Autorité Administrative Indépendante (AAI), c’est-à-dire : un organisme administratif qui agit au nom de l’Etat sans pour autant relever de l’autorité d’un membre du Gouvernement. Elle jouit de ce fait,  d’une autonomie financière. Ainsi, si Odounga Awassi, souhaite crédibiliser la structure dont il a la charge, il ferait mieux de commencer par sortir de son salon feutré, pour vulgariser les missions de la CNLCEI.

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