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Révélations de la Commission Nationale de la lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) La pression de l’opération ‘’Mamba ‘’

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Mise en place depuis plus d’une décennie, la Commission de la lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) vient enfin de sortir de sa longue léthargie, en annonçant avoir transmis quatre dossiers importants au parquet de Libreville. Et d’aucuns subodorent la pression de la junte au pouvoir, pour faire croire l’opération ‘‘Mamba’’ est véritablement en branle, tout cherchant à mettre à l’ombre les nouveaux opposants, soupçonnés dans certaines affaires.

C’est au terme de sa 14e année d’existence, que la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite se souvient de sa mission, en livrant enfin ses premiers dossiers à la justice. Seulement, beaucoup notent une coïncidence qui est loin d’être hasardeuse avec l’opération ‘’Mamba’‘ en cours. Autre incongruité, la CNLCEI a choisi parmi ses dossiers « en béton », les  affaires liées aux fêtes tournantes, qui datent d’il y a onze ans aujourd’hui. Alors que l’actualité est aux détournements faramineux des derniers publics, entre 2009 et 2017. Ce qui fait dire à certains que l’on souhaite par cette sortie brusque de la Commission, établir un certain équilibre et amener la population à se focaliser sur ces nouvelles affaires, étant donné que ce sont des émergents qui sont actuellement englués dans des problèmes de détournement.

Selon le communiqué de la CNLCEI, l’on indique que toutes les personnes  impliquées dans la chaine de réalisations seraient mises en cause. L’on apprend que les premiers résultats des enquêtes économiques et financières menées entre 2006 et 2012, révèlent qu’environ 2760 milliards de francs CFA se seraient volatilisés ; ce qui représente plus de la moitié du budget de l’Etat. La Commission affirme que 600 milliards de nos francs auraient été frauduleusement payés aux fournisseurs par l’Etat, via la direction générale du budget et des finances publiques, sur la même période.

S’il y a donc que la CNLCEI avait en sa possession les résultats qu’elle vient de communiquer, pourquoi avoir attendu cinq ans après 2012, pour saisir le Procureur de la République ? Ce qui fait dire aux uns et aux autres que la Commission agirait sous la pression des gouvernants. Surtout qu’elle évite soigneusement de s’occuper de certaines affaires, à l’instar de la nébuleuse Delta Synergie et ou encore des soupçons de détournements et de blanchiment des capitaux de certains hommes politiques nommément cités.

En exhumant les seuls dossiers des fêtes tournantes, les émergents cherchent à faire leur choux gras sur nombre d’anciens apparatchiks du PDG, accusés d’avoir détourné cet argent – sachant que le principal artisan et ordonnateur des ces dépenses faramineuses n’est plus de ce monde –, passés depuis lors dans l’opposition et qui donnent désormais de l’insomnie aux actuels ‘‘profito-situationnistes’’.

Aimé David Nguema

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