Réseau routier : A quand l’aménagement des voiries des capitales provinciales ?

Réseau routier : A quand l’aménagement des voiries des capitales provinciales ?

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Cette question est d’actualité, surtout quand on sait que différents  financements y sont destinés depuis 2012. Ce qui représente une enveloppe d’environ 75 milliards de FCFA. 

75 milliards de nos francs, c’est le montant qui était alloué au ministère de l’Equipement après le conseil de ministre délocalisé dans la province du Haut- Ogooué en 2011. Sur instruction du président Ali Bongo, pour désengorger les voiries des capitales provinciales et départementales. Ce ministère devait recevoir une dotation de 25 milliards par an, à partir de  2012.  Plus de trois ans après, les nids de poules inondent encore les voiries des capitales provinciales. Libreville, la vitrine du pays, en est une illustration parfaite. Il suffit de faire  un tour dans quelques arrondissements de la ville, pour comprendre que l’argent alloué au ministère des équipements pour l’aménagement de ces voiries, avait pris d’autres destinations.

Le constat est identique, pour les routes départementales de la province de l’Estuaire et de l’intérieur du pays. Que ce soit le Como Mondah, le Como Kango où la Noya le constat est amer. Malgré cela, la classe émergente affirme avoir aménagé les voiries de ces départements. Quand bien même, les populations de Libreville et de l’arrière pays ont du mal à circuler dans leurs  villes.

 Raison pour  laquelle, les  questions sur le réseau routier du Gabon suscitent autant de débats. Car, pour les tenants du pouvoir, durant leur septennat, ils ont construit plus de routes que le Gabon en a connues ces 10 dernières années. Des allégations qui sont souvent rejetées par une certaine classe politique, qui estime que le bilan d’Ali Bongo, en ce qui concerne les routes,  est  très mitigé. Au regard des budgets qui ont été alloués à ce secteur, depuis plus de six ans. De plus, en dehors des routes financées par certains bailleurs de fonds, tels que la Banque Africaine de développement (BAD) où l’Agence Française de Développement (AFD), le reste des projets, où le plus gros des investissements provenaient de l’Etat gabonais, n’ont pas vu le jour. Où sont  en cours de réalisation. Là encore, à des fins électoralistes. On en veut pour exemple, l’axe Pk6-Pk 12, certaines ruelles de Libreville, la route Ndendé – Lébamba. Des routes qui auraient du connaitre leur épilogue, depuis des années.

Ne sachant plus où se mettre de la tête, Ali Bongo et ses collaborateurs sont contraints de venir inaugurer les ruelles, qui ne faisaient mêmes pas partie de son programme d’aménagement de routes. Pendant ce temps, les tronçons routiers où il jurait, la main sur le cœur, qu’il devait construire, n’ont pas connu un avancement conséquent. Et attendent désormais des nouveaux  financements. Sans pour autant que les premiers financements décaissés pour la circonstance, ne soient justifiés au préalable. Mais comme d’habitude, lors de la présentation de son bilan, il a opté pour le saupoudrage, en guise de justification. En avançant des chiffres, qui n’avaient rien avoir avec la réalité.

Une triste réalité, qui a permis de voir que l’avenir des générations futures, avec Ali Bongo à la tête du pays, est incertain.

ADN

 

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