Accueil Economie Rencontre PM/patronat gabonais : La relance économique en question

Rencontre PM/patronat gabonais : La relance économique en question

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Rencontre CPG/Gouvernement à la primature/©DR

Le vendredi 6 décembre dernier s’est tenue une séance de travail entre le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Julien NKOGHE BEKALE, et le bureau exécutif de la Confédération Patronale Gabonaise (CPG), avec, à sa tête, le président de cette institution, Alain Bâ Oumar.

Cet entretien a porté essentiellement sur la relance de l’économie. S’inscrivant dans la poursuite des relations entre le Gouvernement et le patronat gabonais, cette rencontre a été l’occasion d’aborder des questions liées au ralentissement de l’activité économique, notamment dans le secteur de l’import/export. Principale raison : la grève observée par les régies financières qui plombent considérablement les efforts fournis par la CPG, laquelle exhorte le l’équipe dirigée par Julien NKOGHE BEKALE de trouver une solution, dans les meilleurs délais, qui puisse mettre fin au mouvement de grève. Le Premier Ministre s’est voulu rassurant et a révélé que ses équipes sont déjà à pied d’œuvre pour trouver un moyen qui permettra de contenter tout le monde. Satisfait, Alain Bâ Oumar a salué les efforts consentis et le fait que les préoccupations et propositions de la CPG reçoivent un écho favorable auprès du Gouvernement.

Des efforts supplémentaires à fournir

Créée le 4 septembre 1959, se voulant une force de propositions et un partenaire au développement, la CPG a pour objectifs la défense et la protection des entreprises, la participation à toutes les négociations avec les pouvoirs publics et les syndicats et des travailleurs et émettre des avis et recommandations sur les questions à caractère économique et social. Ce dernier point est d’autant plus important que le plan de relance économique (PRE), initié en 2017 par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, faisant suite au fait que depuis la fin de l’année 2015, le Gabon, notre pays, à l’instar de nombreux pays producteurs de l’or noir, soit confronté à une crise sans précédent consécutive au choc pétrolier de 2014, soit diversement apprécié. Parmi les objectifs assignés à celui-ci, figuraient en bonne place le rétablissement de l’équilibre des finances publiques, la poursuite des efforts de diversification de la base productive pour poursuivre l’amélioration de la résilience de l’économie gabonaise et la lutte contre la pauvreté. Si d’aucuns estiment qu’avec le soutien des bailleurs de fonds et des partenaires multilatéraux, le Gabon mène à bien cet ambitieux programme triennal qui arrive à échéance en juin 2020, d’autres voix, à l’instar de l’économiste Mays Mouissi, soutiennent que le PRE est un échec retentissant.

« ce plan de relance de l’économie n’a été que très partiellement réalisé ; à un niveau inférieur à 20%. La grande majorité des objectifs qui ont été énumérés dans ce plan ont été soit partiellement atteints, soit pas du tout atteints. On avait promis un niveau de croissance de l’ordre de 5% en 2019, mais il n’est que de 2%. On avait prévu la création de 30.000 dans le secteur privé entre 2017 et 2019, mais on n’en est qu’à moins de 4.000. On a prévu la réhabilitation des trois entreprises publiques, mais rien n’a été fait (…) le gouvernement a fait une mauvaise gestion de l’endettement public depuis 2009. A cette date, le niveau d’endettement du Gabon était de l’ordre de 1.300 milliards de FCFA. Aujourd’hui, le stock de dette se trouve à près de 5.200 milliards de nos francs.

La grande difficulté est que c’est de la mauvaise dette car la plupart des projets réalisés avec cette manne ne sont pas visibles. Il faut ajouter à cela de mauvais choix d’investissements comme les deux CAN que nous avons organisées, des projets que nous avons financés mais qui n’ont jamais été réalisés et de nombreux détournements de fonds publics ». A méditer !!!!!!!!!!!!!!

Yohan Freddy NGUEMA ZUE   

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