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Redevance audiovisuelle et cinématographique: Quand la DGCC se prend les pieds dans le plat…

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Régis Immongault aurait dû le garder comme directeur de Cabinet, on n’aurait pas vu ses piètres performances à la tête d’une direction générale aussi sensible et délicate que la Concurrence et la Consommation…Emmanuel Eyéghé Nzé, un des grands penseurs de l’administration gabonaise aujourd’hui, pas du tout concerné par le sens de l’humilité, s’est compromis, au sujet de la redevance audiovisuelle et cinématographique instituée par le Gouvernement, dans un charabia aussi incompréhensible que lorsque Khroutchev voulait s’exprimer en suédois à Stockholm…

Deux communiqués signés par le même directeur général qui disent tout et son contraire, il faut être Emmanuel Eyéghé Nzé pour pondre ça…Et ces deux communiqués ont fait le tour du monde à travers la toile, et par les commentaires et analyses des agences de presse, journaux en ligne et publications imprimées. Même le billet Makaya du quotidien L’Union y est allé de son commentaire dans sa parution du 20 janvier dernier :  »Qui a compris le charabia de la direction générale de la Concurrence et de la Consommation à propos du prélèvement de 500 francs de la Redevance audiovisuelle et cinématographique (RAC) dont nous a fait part Canal + ? Même un ancien combattant s’y perdrait ! Avant la fin de l’année 2017, Canal +, à la différence des autres opérateurs économiques, a informé tous ses clients de ce qu’à partir de janvier 2018, il allait prélever pour le compte de la DGCC une redevance audiovisuelle et cinématographique. 500 balles, c’est quelque chose en ces temps cailloux ! (…) Heureusement, la direction générale de la Concurrence et de la Consommation, en brisant le silence, leur honneur est sauf… Sauf que la DGCC, au lieu d’être claire, nette et précise, s’est prise les pieds dans les filets, avec ce discours qui s’apparente à une espèce de cacophonie qui ne dit pas son nom ».

Charabia, cacophonie, rétropédalage, explications abracadabrantesques, incompréhension totale. Rien n’a manqué dans l’opinion pour qualifier les deux communiqués de la DGCC

Poursuivant son analyse, le billet Makaya ajoute :  »Dans son communiqué kilométrique et vide, au lieu de dire clairement aux téléspectateurs gabonais ce qu’il en est, elle a préféré nous balader pour reconnaître in fine qu’une redevance audiovisuelle est instituée au Gabon ». En plus de ce commentaire du billet Makaya, un journal en ligne a titré :  »RAC : entre rétropédalage et explications abracadabrantesques de la DGCC ». Le journal poursuit :  »c’est l’incompréhension totale qui règne désormais autour du recouvrement de la RAC. Pour cause : après avoir intimé l’ordre à l’entreprise de distribution de service aux médias audiovisuels, Canal +, d’arrêter les prélèvements de 500 f sur les abonnés, la DGCC, par l’entremise de son directeur général, vient d’effectuer un rétropédalage, expliquant qu’il n’était nullement question d’annuler les prélèvements. La DGCC crée ainsi un imbroglio autour de la RAC ». Le commentaire du billet Makaya et l’analyse du journal en ligne sur les deux communiqués signés du directeur général de la Concurrence et de la Consommation nous amènent à nous poser quelques questions : Emmanuel Eyéghé Nzé est-il compétent ? Comment une telle  »fiole » a-t-elle pu diriger le Cabinet de Régis Immongault aux Mines et à l’Economie, deux départements ministériels de première importance ? Nous ne savons pas si on s’en rend compte à l’Immeuble Arambo, mais le  »charabia » du directeur général de la Concurrence et de la Consommation a provoqué la frustration et l’exaspération des citoyens-consommateurs grandement éberlués et montré, dans le même temps, que lorsque certains responsables de l’administration publique sont traités d »’amateurs » dans l’opinion, ce n’est pas toujours à tort… Une aussi grande erreur de jugement, une telle mésaventure d’un haut fonctionnaire qui a agi sans prudence, ni froideur, mérite des suites administratives pour l’ancien dircab.

Toute grande erreur de jugement mérite des suites administratives

On imagine que Léandre Bouloubou, le nouveau directeur de cabinet du ministre de l’Economie, a dû avoir du pain sur la planche à son arrivée à l’Immeuble Arambo. Il a fallu certainement du temps à l’ancien coordonnateur du Programme Graine pour remettre toutes les pendules à l’heure. En tout cas, avec lui et avec sa précieuse collaboration et sa capacité d’innovation, Régis Immongault a sûrement trouvé chaussure à son pied.

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