Accueil Economie Rac : La DGCC a-t-elle subit des pressions ?

Rac : La DGCC a-t-elle subit des pressions ?

PARTAGER
Logo Canal+/(c)internet.

Assez curieuse, l’attitude de la direction générale de la concurrence et de la consommation. En deux jours, cette entité a publié deux correspondances dans lesquelles, elle se contredit totalement. Toute chose qui met en doute la responsabilité de cette entité à jouer son rôle en toute impartialité.

La direction générale de la concurrence et de la consommation joue t-elle véritablement son rôle en toute impartialité et liberté ? C’est en tout cas la question que peut se poser l’opinion à la suite des deux communiqués que cette direction a pompé en 24h.

L’un, le premier, condamnant la majoration de 500F exigée par Canal+. Dans sa première correspondance adressée a Canal+, la DGCC indique clairement que : «… aux termes de dispositions de la loi de finances rectificative (LFR) 2017, il ressort que Canal+ est le redevable légal et le redevable réel de la RAC». En clair, cette correspondance indiquait que les consommateurs ne sont pas redevables de la Rac.

Une décision applaudie des deux mains par les nombreux consommateurs, qui ont par la suite félicité Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, grâce à qui la DGCC a adressé une correspondance à Canal+. Mais c’était sans compter avec le rétropédalage de la DGCC, qui a publié un autre communiqué le lendemain, en indiquant qu’elle n’a jamais mis en cause la majoration de 500F imposée par Canal+. Mieux, elle demande à Canal + d’effectivement faire payer à ses abonnés la Rac, mais en enlevant simplement l’intitulé Rac dans ses factures. Une manière pour la DGCC, de ne pas attiser les colères des abonnés de Canal+ et des autres opérateurs. Mais les consommateurs ne sont pas dupes.

Pourquoi, ce rétropédalage en 24 h ? La DGCC a-t-elle subit des pressions de la part des autorités ? Il ne faut surtout pas oublié que Canal+ est la propriété de Vincent Bolloré, le richissime homme d’affaire français, dont les rapports sont au beau fixe avec les autorités gabonaises ? Les autorités gabonaises préfèrent-elles privilégier les intérêts d’un opérateur au détriment des clients qui vont payer le lourd tribu ? C’est autant de questions que pose l’opinion sur cette affaire qui ressemble finalement à un partage de dividendes entre ces opérateurs et certaines autorités proches de ce dossier.

PARTAGER