Projet graine dans l’Ogooué Ivindo L’avenir se négocie désormais dans l’arrière...

Projet graine dans l’Ogooué Ivindo L’avenir se négocie désormais dans l’arrière pays

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C’est ce qui ressort des  visites effectuées  dans les plantations mise en place par Sotrader, dans  la province  de l’Ogooué Ivindo, notamment dans les départements de la Mvoung et de l’Ivindo.

Première province à accueillir le projet graine au Gabon, l’Ogooué-Ivindo peut se féliciter de cette nouvelle donne économique. Pour les agriculteurs des départements de la Mvoung et de l’Ivindo, on peut déjà savourer les premiers effets positifs d’une année de dur labeur ; eux qui viennent de percevoir leurs premiers chèques. Des revenus qui vont assurément contribuer au développement des villages et permettre d’améliorer, de façon significative, leurs conditions de vie.

Démarré en mars 2015, le projet graine dans la province compte déjà 172 coopératives sur les quatre départements avec près de 4.373 membres, pour 1773 hommes et 2600 femmes. Ce beau monde cultive sur superficie de 1009 32 hectares de terre, déjà été défrichées. Deux principales cultures sont exploitées : le manioc et la banane. En termes d’avancée, il est à noter que sur un total de 410 hectares déjà plantés, 288,26 le sont en boutures de bananes, alors que le manioc occupe un espace de  120,55 hectares.

Toute chose qui permet aux responsables des coopératives agricoles, d’envisager l’avenir avec sérénité. Cependant, cet optimisme ne pourrait véritablement être partagé que si Sotrader continue de respecter les closes du contrat, comme encore le cas. « Quand graine est arrivée, le début était difficile,  parce que les gens prenaient cela à la légère ; ils se moquaient de moi. C’est lorsque le président de la république a parlé des 100 mille francs par mois, que j’ai commencé à avoir des adhérents dans ma coopérative», a témoigné Jacqueline Medzoga, responsable de la coopérative agricole MEDZOGA. Mais les inquiétudes demeurent malgré tout, car les coopérants se demandent s’ils pourront toujours bénéficie de ces 100 mille francs CFA, si jamais Soltrader, qui s’occupe de son versement, venait à rétracter. Des interrogations auxquelles les populations disent ne pas encore obtenues des réponses rassurantes.

Au nombre des problèmes rencontrés sur le terrain, il y a aussi le manque de main d’œuvre, jeune notamment et l’insuffisance du matériel agricole. Selon les responsables des coopératives, le manque d’engouement des jeunes s’explique par l’absence d’un certain nombre d’infrastructures et commodités (l’eau, l’électricité entre autres), pouvant contribuer à leur épanouissement, de la même manière que dans des villes. Dans le même temps, les plantations sont situées à plusieurs kilomètres des villages, avec un accès qui constitue une entrave certaine pour voir les jeunes se bousculer.

Pour pallier cette situation, il apparait nécessaire pour les autorités et le partenaire Sotralder d’intensifier la sensibilisation auprès de ces jeunes, encore réticents. « Au début il y a eu beaucoup de problème pour faire accepter le projet  aux populations, surtout aux jeunes qui sont habitués à un certain mode de vie. Mais il faut leur expliquer qu’une fois qu’ils auront commencé à récolter le fruit de leur travail, tous ces détails seront vite oubliés », conseille Brice Bokaza de la coopérative Essoko y’etakanyabe. Avant d’exhumer les problèmes liés aux équipements de travail. Non rappeler le problème de matériel qu’il faudrait solutionner. « Quand on demande 50 bottes et autant de machettes, on ne nous remet que la moitié. Ce qui n’est pas sans soucis, quand il faut  procéder à la distribution de ce matériel. Il faut que Sotrader nous aide dans ce sens », propose-t-il.

Toutefois au-delà de ces difficultés, le projet graine est en bonne voie dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Beaucoup de ceux qui étaient sceptiques ont fini par rejoindre le projet. Et en attendant la phase de commercialisation des produits agricole, force est de reconnaitre et constater que la graine qui pousser dans cette partie du Gabon, pourrait l’aider à sortir tout doucement de l’ornière. Enfin.

Aimé David Nguema

 

 

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