Olam Rubber et le projet graine dans le septentrion La réponse...

Olam Rubber et le projet graine dans le septentrion La réponse au chômage dans le nord du Gabon ?

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Une plantation du projet graine

Avec le projet graine, il semble que la problématique du chômage est en passe de ne devenir qu’un souvenir pour ces populations.

Après plusieurs mois de semence, les responsables des coopératives de la province du woleu-Ntem commencent à voir leurs premières récoltes sortir de terre. Tous les sceptiques qui avaient prédit la mort du projet, s’accordent aujourd’hui à reconnaitre le bien fondé de celui-ci.

Avec 155 coopératives, dont 33 en activités, pour 3372 coopérateurs, pour un total de 994 en activités, on retrouve une surface cultivable de 873,38 hectares de superficie aménagée, pour 332,50 hectares plantés en 2016. Pour l’essentiel, il s’agit de la culture de manioc, avec 131,17 hectares, représentant près de 2 623 400 tonnes et de la banane, pour 201,33 hectares, soit environ 366 018 régimes de banane. Des performances qui laissent présager des lendemains meilleurs pour le secteur agricole et des retombées fastes pour les membres des coopératives.

Un motif de satisfaction pour Serge Ndong, le responsable du projet graine dans le Woleu-Ntem, surtout que la majorité des populations, même parmi  les plus sceptiques, du septentrion ont fini par adhérer au projet. « Le projet ne se limite pas à vendre les tubercules  de manioc. Il y a des unités de transformation qui vont voir le jour. En phase d’expérimentation, il s’agissait pour nous, de voir comment le produit peut s’écouler sous  forme brute, sur le marché de Libreville. Je peux déjà  vous dire que nous avons eu des retours satisfaisants, parce que nous avons pu acheminer  près de 5 tonnes de tubercules, mais cela nous a permis de constater qu’en dehors des  tubercules, un autre besoin réel, en termes de manioc trempé, était exprimé. Ce que nous nous attelons à mettre sur pied aujourd’hui. A terme, nous devrions disposer de trois  types de maniocs : les tubercule gros calibre, de calibre moyen et de petit calibre, destinés au manioc trempé », explique le responsable projet graine Woleu-Ntem.

C’est donc un projet ambitieux qui va permettre à la province de rentrer  progressivement dans la diversification de l’économie du pays, tout en participant à lutter contre le chômage. D’ailleurs, de nombreux jeunes sans emplois, qui se trouvaient à Libreville ont fini par regagner leurs villages pour s’approprier du projet.

Partenaire économique de l’Etat gabonais, Olam internationale, à travers Olam Rubber présente dans les départements du Ntem (Bitam) et du Haut-Ntem (Minvoul), fait exclusivement dans la production  de l’hévéa. Une implantation qui a permis la création de 1400 emplois directs et la mise en place depuis 2012, de 24 PME appartenant à des jeunes de la province qui emploient un peu plus de 300 Gabonais, auxquels s’ajoutent 300 Malaisiens.

Avec cette présence d’Olam, l’activité économique dans la province est devenue plus dense depuis 2014. On peut constater que les sous-traitants de la multinationale ont mis en place beaucoup d’activités génératrices de revenus, dans des villes environnantes. Ce qui, en termes plus concrets, selon les populations, aurait considérablement augmenté leur pouvoir d’achat.

Ce n’est pas tout. En vue de permettre aux populations impactées par le projet de tirer profit du projet, Olam a signé un contrat social avec les autochtones en  lançant la construction et la réhabilitation de plusieurs infrastructures. Pour ce qui est de l’éducation, on dénombre 16 logements destinés aux enseignants pour 3 écoles réhabilités, 2 écoles construites et une salle de classe ajouté. Dans le secteur santé, 3 dispensaires ont été construits, un dispensaire réhabilité et 3 logements pour infirmiers. A cela, s’ajoute 16 terrains de foot, 40 pompes hydrauliques, 729 panneaux solaires, 3 corps de gardes, et un poste de gendarmerie.

De même que la présence d’Olam permet désormais à plusieurs résidants du cru de se muer en responsables d’entreprises. «Au débu, on venait juste pour faire des bricoles. C’est ainsi que le patron d’Olam  nous a demandé de faire les papiers pour se constituer en entreprise », réjouit Emmanuel Ovono  Ella, devenu responsable d’une structure sous-traitante d’Olam Rubber.

Pour l’année  2017, il  semblerait qu’Olam vient de revoir les contrats avec ses sous-traitants, qui passent désormais de  6 mois à un an.  Aussi, pour les années à venir, Olam souhaite créer, d’ci cinq ans, de nouveaux emplois et soutenir les villageois à mettre en place une usine de transformation du caoutchouc à Batouri.

Des projets qui devraient permettre aux populations de l’arrière pays de sortir de l’ornière, afin d’amorcer leur phase développement. Déjà, la question du chômage semble commencée à trouver une solution, que l’on veut croire durable.

Aimé David Nguema

 

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