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Olam Palm au coeur des actions sociales dans la Ngounié

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(c)Internet.

La politique sociale du groupe singapourien trop souvent sujet à controverse, aujourd’hui se matérialise par la signature de nouvelles conventions, et entre autres, la politique de l’auto emploi.

Politique sociale d’Olam.

Depuis le 1er mars 2017, Olam a signé une convention collective avec ses employés. Celle-ci a mis l’accent sur tout ce qui est politique sociale en interne. Selon le responsable des ressources humaines de Moutassou, Juldas Boukinda, « nous avons comme politique par exemple, à chaque décès d’un employé à Olam, la société vient automatiquement au secours de la famille endeuillée, en mettant à la disposition de celle-ci, un montant de 500 000 francs CFA, afin de participer aux frais des funérailles. Il en va de même lorsqu’un employé perd un proche, dans ce cas, Olam donne 125 000 francs s’il faisait partie du personnel d’exécution, et 250 000 francs pour le personnel d’encadrement. La société s’engage aussi à soutenir les employés qui ont une heureuse nouvelle comme une naissance. Car en tant que société responsable et citoyenne, celle-ci veut encourager la natalité au Gabon. Ceux-ci bénéficie de 125 000 francs s’il s’agit d’un personnel d’exécution, et de 250 000 francs pour le personnel d’encadrement, au fin de les aider à supporter les frais de maternité. Olam s’engage aussi à soutenir un membre de son personnel qui décide d’officialiser son union, ce dernier recevra une somme de 250 000 francs pour le personnel d’exécution et 500 000 francs pour le personnel d’encadrement ». Rappelons qu’Olam a décidé de signer une telle convention avec son personnel, malgré le fait que le groupe ne soit pas encore en mesure d’avoir un retour sur investissement.

Politique d’auto emploi.

Dans le volet société de Mandji, Olam a décidé de mettre sur pied un projet générateur de revenus destiné aux populations. Parmi ces projets, il y a des plantations de manioc qui y sont développées. « Le projet générateur de revenu consiste à prendre un plus grand nombre de personnes en mesure de travailler qui sont employés ici à Olam. Mais il y a également ceux qui ne sont plus en âge de travailler, et qui peuvent néanmoins avoir une activité génératrice de revenus. Car, on est conscient que ce n’est pas tout le monde qui souhaite travailler à Olam. Certains en effet, veulent travailler à leur propre compte, pour ce fait, nous travaillons avec ces personnes, nous les aidons à avoir leur propre projet. En effet, pour les années précédentes, nous avons misé sur l’agriculture comme les plantations de manioc, légumes, qui après récolte, pourront être revendus au personnel d’Olam et à la population environnante, pour ainsi avoir un revenu propre», a déclaré Nina Koubahangoue, responsable département social OPG Mouila. Elle poursuit en affirmant que « l’objectif de ce projet, est d’aider les populations à essayer de créer les petites entreprises. Et se serait bien pour nous de savoir que nous sommes tout juste à côté de ces populations qui, grâce à un travail agricole personnel est capable de générer des revenus qui lui sont automatiquement acquis. Tout cela est utile pour le développement de la communauté et pour sortir les populations de ce cercle de dépendance permanant envers notre entreprise. Car si nous n’aidons pas les populations à avoir leur propre revenu, à s’auto financer, ces dernières auront toujours tendance à venir chaque fois vers l’entreprise ».

Embauche et politique salariale.

Il faut dire que pour la seule province de Mouila, Olam a embauché pas moins de 6310 employés gabonais dans ses trois lots d’exploitation de palmier à huile, soit 1205 employés à Mandji, 1600 à Moutassou, et 3505 à Mboukou. Olam en tant que société citoyenne contrairement à certaines accusations, respecte les procédures en république gabonaise en ce qui concerne les salaires. Notamment l’ordonnance qui porte sur le revenu minimum mensuel. «Nous rémunérons notre personnel d’exécution, les ouvriers agricoles, à 675 francs/heure. A raison de 200 heures de travail mensuel, ces derniers perçoivent ainsi 135 000 francs CFA. A cela s’ajoute une prime de logement de 15 000 francs. Soit un total de 150 000 francs. Notre personnel ne perçoit pas de prime de transport parce qu’il est transporté par les soins de l’entreprise. Sans cela, chaque employé aurait eu 35 000 francs de prime de transport en plus», a indiqué Juldas Boukinda. Il poursuit « la quinzaine est appliquée alors qu’elle n’est pas une obligation légale. Ainsi, chaque 15 du mois, le personnel perçoit une avance sur salaire, déductible au salaire global à la fin du mois. Le taux maximum de quinzaine est de 50 000 francs, un montant supérieur au tiers d’un salaire s’élevant à 150 000 francs ne pouvant être versé ».

Autant d’actions mises en œuvre par le groupe Olam afin d’attirer plus de gabonais dans le secteur du palmier à huile. Et ainsi contribuer à la réduction du chômage dans le pays. « Ceux qui ont des petits frères à Libreville, au lieu de les garder là-bas, il faut leur demander de venir trouver du travail dans ces régions. Ainsi, dans une région, il sera possible d’avoir un taux de chômage de zéro, lorsqu’on sait que le nombre des demandes d’emplois est encore exponentiel. C’est vraiment une bonne opportunité pour les jeunes que nous avons dans les maisons à Libreville et dans les provinces où le taux de chômage est vraiment très élevé», a conclu Dieudonné Minlama Minthogo, consultant du groupe.

Daysie Ntongone

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