Accueil Economie Nouvelle hausse du prix du carburant : Quand les autorités asphyxient...

Nouvelle hausse du prix du carburant : Quand les autorités asphyxient les consommateurs

PARTAGER
DR.

 Et, c’est le moins qu’on puisse dire, après cette nouvelle hausse des prix du carburant à la pompe.  Après les augmentations de juin et décembre 2016, de mars 2017 et de février 2018, la Commission nationale des prix des produits pétroliers en République gabonaise, vient d’annoncer une nouvelle grille de prix d’essence et gasoil. Des prix du carburant qui pèseront nécessairement sur le consommateur.

En février 2018 dernier, pour justifier les différentes hausses du prix de l’essence et du gasoil à la pompe, Bernardin Mve Assoumou, le directeur général des Hydrocarbures (DGH), avait prétexté le contexte du marché international et les problèmes liés aux subventions que l’Etat n’arrivait plus à octroyer, en raison des directives des bailleurs de fonds avec lesquels il avait signé des accords dans le cadre de son Plan de relance économique (PRE).

Deux mois après et au moment où l’on annonce une remontée des prix du baril de pétrole, et une reprise progressive des activités dans le pays, le gouvernement, à travers la direction générale des hydrocarbures, vient d’adresser un courrier aux directeurs généraux de Total marketing Gabon, Oil Lybia Gabon, Engen Gabon, Petro Gabon, où il  l’indique  les nouveaux prix des hydrocarbures.

Ainsi, le prix réseau (stations-services) de l’essence demeure à 620 francs le litre, et le prix hors-réseau (les industriels) est à 640 francs le litre, tandis que le prix réseau du Gasoil passe de 560 à 575 francs le litre, et son prix hors réseau est de 605 francs le litre. Le prix du gaz butane reste inchangé à 5450 francs pour la bouteille de 12,5 kg, alors que, le pétrole lampant reste également à 275 francs le litre, et le pétrole industriel est à 375 francs le litre. Ces hausses commencent à susciter des interrogations, dans la mesure où, en février 2018, pour justifier l’augmentation des prix du carburants, le Dg des hydrocarbures affirmait qu’il était nécessaire pour le gouvernement d’augmenter les prix, afin de  faire face aux variations sur le marché international. «Le gouvernement a décidé par décret d’adopter un mécanisme d’indexation des prix des produits sur le marché local par rapport aux variations sur le marché international. […] Ce qui est arrivé ce mois, c’est ce qui est arrivé d’autres mois avant. Et si pendant plusieurs mois on n’a constaté aucune augmentation, c’est simplement parce que le gouvernement a décidé de ne pas répercuter ces hausses qui auraient dû être enregistrées depuis longtemps », avait affirmé en février 2018 dernier, le DGH, pour expliquer la décision du gouvernement aux consommateurs.

Une commission spécialisée avait d’ailleurs été mise en place par le gouvernement pour établir les nouveaux prix en fonction du contexte. Quid alors du contexte, à l’origine de cette nouvelle grille de prix d’essence et gasoil imposée aux consommateurs pour le mois de mai 2018? Le contexte économique dans lequel évolue le pays s’yprête-t-il ? La question mérite d’être posée, car, cette nouvelle augmentation des prix de l’essence et du gasoil aura des retombées néfastes sur le consommateur. Et pourrait engendrer de nouveaux soulèvements sociaux des syndicats des consommateurs, commerçants et transporteurs, qui, certainement, ne se feront pas prier, pour revoir les tarifs de certains produits alimentaires et du transport à la hausse. Triste réalité !


PARTAGER