Accueil Economie ‘’ Moutouki par terre: ‘’ Un grand  »deal » pour les agents municipaux

‘’ Moutouki par terre: ‘’ Un grand  »deal » pour les agents municipaux

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Photo d'illustration/©DR

C’est ce qui ressort d’une enquête menée sur le terrain par notre rédaction. Dans les grands carrefours de Libreville, Akanda et Owendo, des magouilles et un vaste réseau de corruption, comprenant les agents municipaux de la capitale, se seraient installés.

Les carrefours de la capitale, transformés en mini marché, dès 18 heures, sont devenus des lieux où il règne une grande corruption. En effet, des jeunes vendeurs de friperies,  appelé communément ‘’moutouki par terre ‘’ se feraient dépouiller chaque nuit, par les agents des municipalités de la capitale. Pour disent –ils, avoir le droit de vendre leur friperie, sur  les trottoirs et autres grands axes du pays.  « C’est devenu difficile pour nous de vendre ici, nous ne savons plus qui gère notre zone. Tantôt c’est les agents de la Mairie de Libreville, un autre jour, ce sont les agents d’Owendo. Nous savons que ce n’est pas un marché, mais vous voulez qu’on fasse comment, il n’y a pas de marché  pour vendre nos marchandises », a affirmé Ndong, un vendeur de friperie dans un quartier du cinquième arrondissement de Libreville.  

 Pour Jean marie, vendeur au carrefour Nzeng -Ayong, au niveau de l’échangeur, le problème se poserait plutôt au niveau de la réglementation et du montant journalier à reverser aux agents de la Mairie de Libreville. « Nous ne refusons pas de payer, mais le problème ici, c’est ce que, nous remettons l’argent aux agents sans qu’un ticket ne nous soit remis. Mais comme ce sont eux qui gèrent cet espace, nous sommes obligés d’accepter de cela. »,  dit –il.

C’est donc, une véritable mafia, qui se déroulerait dans les grands carrefours de Libreville, Owendo et Akanda. Les autorités Gabonaises qui sont à la recherche des niches d’argent, peuvent jeter un regard de ce côté pour réglementer ce commerce, qui semble profiter aux seuls agents  municipaux. 

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