Ministère de l’Economie/Exonérations fiscalo-douanières: les patrons des lieux à couteaux tirés?

Ministère de l’Economie/Exonérations fiscalo-douanières: les patrons des lieux à couteaux tirés?

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C’est ce climat est plutôt morose qui prévaudrait aujourd’hui au sein du ministère de l’économie, à l’immeuble Arambo où sont logés les patrons de ce département, à savoir: Régis Immongault et Noel Mboumba. 

La solidarité gouvernementale aurait-elle foutu le camp au sein du gouvernement Isoze Ngondet ? A ce qu’il semble, oui. Après  l’épisode Moubamba-Bilie Bi Nze, place à Régis Immongault et Noel Mboumba? L’un est ministre de l’économie, l’autre son délégué.

Le premier organe de presse a officialisé cette guerre est le journal satirique La Griffe, qui dans sa publication du vendredi dernier, annonce que le ministre délégué accorderait  à des opérateurs économiques des abattements fantaisistes. Le journal,  pour étayer son article, a publié des fac-sim, signés du ministre délégué Noel Mboumba. Ce que réfute le cabinet du ministre délégué. Son entourage professionnel, dit ne plus accorder des abattements depuis mai 2017, date à laquelle, le ministre de tutelle, Régis Immongault, a signé une note, interdisant son ministre délégué, Noel Mboumba d’accorder les abattements. Mieux, les services du ministre délégué affirment que si abattement il y a eu, ils s’élèveraient à hauteur de 50 millions Fcfa. Mais comment   La Griffe a-t-elle fait pour se procurer ces fac-sim. C’est là, le point de discorde entre les deux membres du gouvernement. En effet, le délégué soupçonnerait son patron de l’avoir livré. A quel but? Seul Noël Mboumba, peut le dire. Est-ce aussi pour cette raison que le ministre délégué aurait demandé à ses services de lui reproduire une cartographie des exonérations ?

Selon notre confrère, l’Etat aurait perdu 1200 milliards du fics, dont 800 milliards dus à l’exonération de taxes aux opérateurs économiques. Qui a ordonné toutes ces exonérations et quelles sont celles qui sont prohibées? Seule une enquête sérieuse pourrait le démontrer. 

Mais en attendant,  c’est un faisceau de soupçons qui fait place à l’immeuble Arambo où les maîtres de céans se regarderaient désormais en chiens de faïence. 

Serge Du Palvier

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