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Menace de Veolia contre l’Etat gabonais : Patrick Eyogo Edzang « je puis vous garantir que nous sommes bien outillés pour pourvoir sortir plus victorieux »

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Telles sont les assurances du ministre de l’Energie et de l’Eau du Gabon, Patrick Eyogo Edzang, dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien l’Union, sur les menaces indirectement lancées par Veolia à l’endroit de l’Etat Gabonais, suite à la rupture de ce contrat intervenue vendredi dernier.

La rupture du contrat inattendue par le gouvernement gabonais avec la groupe français Veolia, comme il fallait s’y attendre, a provoqué des interventions de deux parties. C’est le groupe Veolia, qui, à travers un communiqué, s’est dit surpris de cette décision brutale. Ayant pris acte de cette décision de rupture de contrat par l’Etat gabonais, Veolia a exprimé ce qui suit « aujourd’hui victime d’une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonais, Veolia examine les conséquences juridiques de cette situation et attend du Gabon qu’il se conforme aux règles de droit et à ses engagements ». Toute chose qui pourrait emmener à penser qu’en cas de non respect du droit par l’Etat gabonais, cette affaire pourrait conduire les deux parties devant les juridictions compétentes.

Mais la réplique du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien l’Union, Patrick Eyogo Edzang, le ministre de l’Energie et de l’Eau, a donné toutes les assurances possibles sur ces menaces du groupe français Veolia. Pour le membre du gouvernement, cette décision a été murement réfléchie. « Nous avons réquisitionné la SEEG pour motif d’intérêt général. Avant de préciser que « dans tous les contrats juridiques, cette possibilité existe. Avec les lois gabonaises sur le partenariat public-privé, nous avons la possibilité de rompre les contrats pour raison d’intérêt général. Maintenant si l’on me parle d’aller devant les juridictions internationales, nous irons, mais je puis vous garantir que nous sommes bien outillés pour pouvoir sortir plus que victorieux.»

Profitant de cette tribune, Patrick Eyogo Edzang, est revenu sur les dettes qui pèsent sur l’Etat gabonais vis-à-vis du groupe français Veolia, une dette qui s’élève à plusieurs milliards. Sur ce point, le membre du gouvernement n’a pas été avare « si nous croisons nos dettes, le montant dû à la SEEG n’est pas aussi exorbitant. Quant nous avons signé un contrat de compensation de dette, en tenant compte des exonérations et des compensations fiscales, nous étions à 13 milliards. La SEEG m’a signé récemment un document de réédition de dette, c’est-à-dire clore la dette avant d’arriver à un nouveau contrat d’affermage. Dans ce document, la dette définitive due à la SEEG s’élève à un peu plus de 3,8millirads. Et de préciser que « ce montant ne tient pas compte des résultats des audits que nous serions amenés à conduire sur la qualité des installations confiées à la SEEG. En effet, lorsqu’on arrête la convention, on regarde la qualité du matériel que l’Etat a prêté à la SEEG au démarrage de la convention au moment de la rupture du contrat ».

Autant dire que cette affaire annonce déjà des rebondissements. Wait and see.

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