Mémorandum du Mouvement national des chômeurs du Gabon

Mémorandum du Mouvement national des chômeurs du Gabon

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« Nous revendiquons la mise en place sans délai, d’une  loi garantissant le bien être  des chômeurs au Gabon »  selon,  le bureau directeur du MNCG

Suite à l’augmentation du nombre de chômeurs au Gabon, au manque d’attention des autorités vis-à-vis de cette catégorie de personnes  et  vu  l’échéance électorale qui pointe à l’horizon, le Mouvement national des chômeurs du Gabon, a rédigé un mémorandum, avec deux grands axes : l’accès sur les droits du chômeur, les institutions et l’administration devant faciliter l’aboutissement de ces désidératas. 

Après l’obtention de son récépissé provisoire sous le numéro 125 /MIDSHP/SG/ZR DU 10 MAI 2016, le Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG), est monté au créneau pour revendiquer l’application totale et sans délai de l’article premier alinéa 7 de la constitution, qui stipule : « chaque citoyen a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé  dans son travail en raison de ses origines, son sexe, sa race, de ses opinions ». Une disposition qui n’est pas prise en compte par les dirigeants,  au regard de  l’accroissement du nombre de chômeurs au Gabon, qui atteint 30% de la population, avec plus 300 000 jeunes gabonais. Le MNCG revendique pour ce faire, la mise en place, sans délai, d’une loi garantissant le bien être des chômeurs au Gabon. Tout en prenant en compte  toutes les revendications inscrites dans le mémorandum.

Pour ce qui  est de l’axe premier concernant les droits du chômeur, le Mouvement revendique l’allocation chômage, à hauteur de 200 000 FCFA, par mois. De même qu’il sollicite le paiement de l’indemnité de chômage, après l’obtention d’un emploi ; l’instauration d’un contrat premier embauche et la construction d’une cité des chômeurs, entre autres.

Pour la mise en œuvre de cette politique sociale, Le MNCG recommande la création d’un ministère du chômage, d’une journée nationale des chômeurs, d’un conseil national des chômeurs du Gabon ; l’instauration d’une aide au chômage, la création d’une assurance chômage couverte à 100%.

Ce n’est pas tout, il faudrait également l’érection d’un département en charge du chômage à la présidence de la République, la mise en pace de deux commissions en charge du chômage dans les deux chambres du Parlement ; la création d’une direction générale de lutte contre le chômage au sein du ministère du travail.

Dans le panel de recommandations, Le MNCG exige une publication annuelle du taux de chômage, et demande que soit interdit que l’on dépasse 10 ans à la tête d’une administration publique où parapublique. De même qu’il prône la suppression des frais de participation aux examens et concours. Non sans omettre de mentionner que la non prise en compte de ces revendications, pourrait être sources de déviations sociales en toute genre – terrorisme, crimes de sang, prostitution, braquage, corruption, vol, etc.

Raison pour laquelle le bureau directeur du mouvement estime que «  le temps passe vite et les jeunes vieillissent sans avoir exercé, obtenu un premier emploi. Or la constitution gabonaise dans son article premier, alinéa 7 nous donne ce devoir de traviller et ce droit d’obtenir un emploi ». Se voulant pédagogue, tout tirant la sonnette d’alarme, les responsables de ce Mouvement réaffirment  qu’ « il est question ici de dénoncer cette caricature permanente. Nous demandons à être écouté avec beaucoup d’attention. Que soit écouté le discours d’un chômeur ou d’un jeune marginalisé qui a du mal à trouver du sens à sa vie et qui peut se refugier dans des conduites additives et des comportements à risque »

Aux décideurs d’en faire ce qui peut paraitre de nature à rassurer et, éviter ainsi, les situations malheureuses redoutées plus haut.

ADN

 

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