Accueil Economie Mamba: Ces affaires de détournement d’argent qui sentent le roussi

Mamba: Ces affaires de détournement d’argent qui sentent le roussi

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©DR.

Depuis que l’opération MAMBA a été lancée, on avait bon espoir que le gouvernement gabonais se lançait résolument dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Les partenaires financiers y ont vu un bon signe. Avec les affaires NGAMBIA et NGOUBOU, en passant par WADA, la Communauté internationale pouvait être rassurée et cela a, entre autres, favorisé la conclusion des accords de financement sur le Plan de Relance de l’Economie.

Mais tout bien considéré, on peut se poser la question sur la réelle volonté du pouvoir à lutter contre ce fléau. Quelques exemples suffisent à le prouver. Il y a quelques temps, la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement illicite avait instruit une affaire de soupçon de détournement de 20 milliards de francs au Ministère du Pétrole et des Hydrocarbures. Les faits ayant été présumés établis, le rapport a, sauf erreur, été transmis au Procureur de la République qui est tenu, aux yeux de la loi, d’y donner suite. La Cour des comptes a été, semble t- il, saisie, et  elle vient de rendre un rapport mettant clairement en cause la responsabilité du ministère épinglé. Fort curieusement, l’opinion publique enregistre, à ce propos, un silence coupable. L’intéressé fait le mort. Le Premier ministre ne dit mot.

Ailleurs, notamment en France, on aurait  enregistré une réaction. L’affaire CAHUZAC est là pour le montrer. Le Gouvernement donne-t-il là le bon exemple dans la Lutte contre l’Enrichissement illicite et l’impunité ? Et pourtant, la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement illicite et la Cour des Comptes ont fait leur travail. Pourquoi la justice ne sanctionne-t-elle pas, et  les partenaires sociaux n’exigent –ils pas le départ des affaires d’hommes politiques véreux indexés ? C’est le Ministre d’Etat à l’Habitat, Michel MENGA qui vient de mettre le doigt sur la problématique des moyens financiers colossaux dégagés pour le logement et qui se traduisent par un déficit abyssal de réalisation sur le terrain. On attend du Premier Ministre une réaction pour édifier l’opinion.

L’autre affaire qui fait actuellement les choux gras de la presse est celle portant sur les 25 milliards destinés à la construction de l’Hôtel des Impôts. A ce sujet, l’opinion publique attend également d’être éclairée. Le comble c’est que la société civile, notamment les organisations de lutte contre l’impunité, assistent, sans réaction, au fait que de présumés coupables de détournements plastronnent, sans inquiétude, au gouvernement et dans la haute administration. Il est temps de réagir, comme ce fut le cas, dans l’affaire de la jeune dame démissionnée du Gouvernement ISSOZE 2, sans avoir pris sa charge.

Il faut voir dans nos propos un avertissement, sans frais, à l’endroit des décideurs de ce pays pour que le prochain gouvernement ne soit souillé pas la corruption et l’enrichissement  illicite. Nous y veillerons pour notre part.

 

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