Accueil Economie Lutte contre la pauvreté : Faut-il s’inspirer du modèle Brésilien ?

Lutte contre la pauvreté : Faut-il s’inspirer du modèle Brésilien ?

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 Les politiques sociales voire économiques mises en œuvre dans bon nombre de pays Africains et singulièrement au Gabon n’ont pas permis jusqu’à ce jour d’éradiquer significativement la pauvreté.

Cette impuissance à ne pas pouvoir trouver des solutions pérennes met l’Afrique dans un fatalisme cruel.

L’expérience Brésilienne sous Lula montre que cette lutte contre la pauvreté n’est pas insurmontable. Deng Xiao Ping, l’architecte de la vision libérale économique chinoise disait « en économie, il ne s’agit pas de copier les modèles de stratégie économique aboutis mais plutôt de s’en inspirer. » Les pays Africains devraient justement s’inspirer peut-être du modèle brésilien en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté. Voila un pays qui a mis en place un programme appelé « Bolsa Familia ». Il s’agit d’un programme d’aide aux familles démunies qui pose comme condition la scolarisation de chaque enfant âgé de 6 ans à 15 ans et la vaccination obligatoire des enfants de moins de 7ans.

L’idée de base, c’est que les enfants aient ce que les parents n’ont pas pu avoir sur le plan éducatif et sanitaire ; cela permet de briser le cercle vicieux de la pauvreté. En ayant une éducation de qualité et des soins médicaux constants, l’enfant devient mieux outillé que les parents sur le marché du travail. Cela abouti à l’émergence progressive d’une véritable classe moyenne, porteuse de dynamisme économique.

En donnant un revenu à chaque famille pauvre, en retour du respect de certaines conditions strictes, la pauvreté peut disparaître peu à peu. Le modèle brésilien est d’une simplicité claire et efficace : une éducation solide, une bonne santé et une alimentation équilibrée font arriver progressivement le développement sur l’ensemble de la société. Les disparités et les inégalités disparaissent d’elles-mêmes.

Au Brésil le revenu des pauvres s’est accru de 6, 2 % entre 2002 et 2013. Il faut aussi noter que pendant cette période les 20% les plus riches n’ont vu leur revenu augmenter que de 2,6 %.

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