Accueil Economie Loi de Finances rectificative 2018 et plan d’austérité : L’Union Nationale contre-attaque

Loi de Finances rectificative 2018 et plan d’austérité : L’Union Nationale contre-attaque

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Jean Gaspard Ntoutoume Commissaire aux finances à l'UN lors de la conférence de presse/pyramidmediagabon.

Après l’annonce des récentes mesures d’austérité  par l’exécutif, bon nombre de partis politiques sortent de leur réserve pour contester celles-ci. Le week-end dernier, le tour est venu à l’Union Nationale, par la voie de son commissaire National en charge du budget,  Jean Gaspard Ntoutoume Ayi,  de monter au créneau.

Jean gaspard Ntoutoume Ayi, commissaire national en charge du budget à l’Union Nationale(UN), a fait un point de presse pour dénoncer les récentes mesures adoptées  en conseil de ministre au  mois de juin dernier,  y compris la Loi de Finances rectificative 2018.Concernant la  Loi de Finances Rectificative, ce dernier a indiqué: « En matière de recettes : de 2009 à 2018, les ressources propres du budget de l’Etat ont chuté de 21%, passant de 2411 à  1909 milliards de fcfa. Sur la même période, la richesse du Gabon, donc son PIB, a augmenté de 58%, passant de 5485 milliards de fcfa en 2009 à 8665 milliards de fcfa en 2018. Alors qu’en 2009, les ressources propres du budget de l’Etat représentaient 44% de la richesse nationale, elles ne représentent plus que 22% en 2018 », a-t-il révélé. Le financier en chef de l’UN laissé entendre que si les ressources propres du budget de l’Etat avaient suivi la même évolution que la croissance économique du pays, elles seraient de 3809 milliards de fcfa en 2018 et non 1909 milliards de fcfa. Avant de reconnaitre que la mobilisation des ressources propres est en 2018 deux fois inferieure à ce qu’elle aurait dû être.

Pour ce qui est des mesures d’austérité annoncées  récemment en conseil des ministres et présentées comme nécessaires au redressement des finances publiques, M. Ntoutoume Ayi  a  tout simplement condamné avec fermeté ces mesures qu’il a qualifié d’« iniques, anti-économiques, antisociale et sans lendemain ».  Le cadre de l’UN a relevé que : « paradoxalement, le pouvoir ne se gène pas de conserver à la Présidence de la République et à la Primature une pléthorique de collaborateurs(…) Tout en prétextant être engagé à réduire le train der vie de l’Etat ».

 Pour terminer, l’Union Nationale a annoncé qu’elle se dresse  contre ce plan de rigueur qui menace de précariser et de fragiliser l’ensemble des travailleurs gabonais.

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