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Libreville: des taxes de la mairie provoquent une fermeture des boutiques de trois jours  

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Une boutique fermée à Libreville/©pyramidmédiagabon

C’est en tout cas la décision prise par un collectif des commerçants propriétaires des boutiques, communément appelés ‘’Maliens’’. Ce collectif fustige la récurrence de contrôle de la mairie de Libreville.

En moins d’un mois, c’est le deuxième mouvement de grève observée par les propriétaires des échoppes et autres  boutiques des quartiers de la ville de Libreville, à majorité tenus par des sujets ouest africains. Si la première grève n’a pas enregistré d’engouement, celle-ci, lancée depuis ce matin est bel et bien observée. D’ailleurs, des patrouilles y circulent pour vérifier de l’effectivité de ce mot d’ordre.

Il faut dire que  le motif de cette grève qui va durer trois jours, est l’interdiction du syndicat (UNSAC) de tenir sa rencontre avec la presse à la chambre de commerce de Libreville, il y a quelques jours. Une rencontre avec les hommes de médias, qui avait pour ambition de dénoncer l’abus des contrôles diligentés par la municipalité de Libreville.

A en croire l’Unsac, il est désormais demandé, aux boutiques et autre échoppe de payer une nouvelle taxe, dont la somme  au départ   était fixée à 150.000Fcfa, puis 250.000Fcfa et 600.000Fcfa aujourd’hui.

« On ne comprend plus rien de cette nouvelle taxe municipale que nous exige la mairie de Libreville. Sans justification, si vous  refusez de vous conformer, ils scellent votre boutique ».

Du côté de la mairie de Libreville, cette décision des commerçants de fermer boutiques, serait vu comme un ‘’chantage’’, aurait fait savoir le maire de la capitale, Léandre Nzué, lors d’une conférence de presse, en fin de semaine dernière. ‘’Nous n’accepterons pas ce chantage. Qu’ils ferment leurs boutiques’’.

D’un autre côté, cette position du maire de Libreville est jugée xénophobe, d’autant plus que Léandre Nzué menacerait de remplacer les Ouest africains qui refusent de se conformer, par les  Gabonais, qui ‘’cherchent du boulot et que la mairie serait prête à financer’’.

Une situation qui a déjà des répercutions à Libreville, dont les ménages dépendent beaucoup de ces échoppes de quartiers.

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