Les emprunts obligataires : les bonnes affaires des banques africaines

Les emprunts obligataires : les bonnes affaires des banques africaines

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Depuis quatre ans, pour financer leurs économies, plusieurs pays africains,  ont eu une nouvelle trouvaille : les emprunts obligataires. Ce qui semble une aubaine pour les banques qui augmentent ainsi, de façon substantielle, leur portefeuille clients et leurs chiffres d’affaires.

Au Gabon, le recours à l’emprunt est devenu une seconde nature, si bien que le pays est devenu une référence en Afrique centrale. Ces trois dernières années, le Gabon n’a évolué qu’avec des différents emprunts obligataires ; une situation qui fait les affaires des banques locales, car elles arrivent à augmenter, en un laps de temps, leurs portefeuilles clients. Du fait qu’il est fait obligation que pour souscrire à un emprunt de ce type, il faut au préalable ouvrir un compte dans l’une des banques qui sert d’arrangeur et de chef de file. Et c’est à travers ses différentes banques que les souscripteurs vont percevoir leurs taux d’intérêts annuels. Et, tant que la durée de l’emprunt n’est pas terminée, le souscripteur ne peut résilier son contrat avec la banque.

A cela, s’ajoute désormais l’opportunité pour la banque de financer les projets à long terme. Une disposition qui leur était souvent difficile à cause du manque de ressources nécessaires. Toute chose qui permet donc à ces banques de renflouer, non seulement leurs caisses avec leurs propres taux intérêts, elles-mêmes participant à l’emprunt, mais également avec les taux d’intérêts des clients qui sont reversés directement dans des comptes crées à cet effet. Ce qui constitue des avoirs non négligeables, avec lesquels la banque peut aisément fonctionner. De bonnes affaires donc !

Au Gabon et dans la sous région d’Afrique centrale, deux banques se sont d’ores et déjà distinguées, pour leurs participations à ces emprunts : BGFI et d’ECO Bank. Deux structures, dont les financements et les relations très particulières avec certains dirigeants africains, ont souvent suscité des interrogations. Au point que d’aucuns n’hésitent pas à voir en la multiplication des emprunts obligataires de ces dernières, une manière pour ces dirigeants, vrais promoteurs de ces banques, de leur assurer des ressources financières pérennes. Et, éventuellement rendre propre, l’argent qui serait blanchi dans ces banques.

ADN

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