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Gabon: Les dégâts collatéraux de la dégradation de la nationale 1

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©DR

La nationale 1, porte d’entrée et de sortie de la capitale gabonaise en souffrance depuis de longs jours du fait de sa rupture au niveau du point kilométrique 80. Les conséquences de cet incident sont considérables, empiétant sur l’économie du pays. 

C’est par elle que transitent les camions et autres marchandises en provenance mais surtout à destination du Gabon, elle est aussi le lien entre la capitale et l’intérieur du pays. Mais depuis de longs jours, le trafic est devenu impossible sur la nationale 1. Conscient de l’enjeu et de l’urgence de la situation, le Ministre des travaux publics et son adjoint ont fait une descente sur les lieux, en vue de s’enquérir de la situation et surtout, procéder au lancement des travaux : chose faite. Mais de manière on ne peut plus claire, Léon Armel Balondzi le chef du département des TP a dit que ces travaux étaient «  faits à titre provisoire juste pour soulager les usagers ».

De part et d’autres, des gros porteurs, des grumiers chargés à bloc et des camions de bananes et autres marchandises parqués le long des trottoirs pendant que les engins de la société adjudicataire s’affairent à racler, terrasser, concasser les pierres, aspirer les eaux, et compacter le sol. Un début de solution certes, à en juger par la traversé de quelques automobilistes qui pataugent néanmoins dans la boue ; c’est le moindre mal.

 Mais là où le bas blesse c’est bien au niveau des marchés Banane du PK8 et Mont-Bouet où les commerçants ne savent plus où donner de la tête «  depuis une semaine, mon camion est garé au pk 80. Toute ma banane est gaspillée, quand il arrivera ici au marché, je n’en tirerai rien : c’est un chargement perdu. Je vais me retrouver dans les problèmes car je me suis endettée pour ce camion et son contenu » s’est plaint  une commerçante du marché banane visiblement désemparée. En faisant le tour du marché, le constat est alarmant : les étals sont vides exception faite de quelques tas de bananes en phase de décomposition terminale. Idem au plus grand marché de la capitale où certains produits comme la tomate et les oignons en provenance du Cameroun sont rares : conséquence les consommateurs passent de longues heures à errer dans le marché, dans l’espoir de trouver quelque chose correspondant à sa bourse.

Après le pont bascule, c’est maintenant le pk80 qui fait pleurer le commerçant. Les conséquences collatérales de la dégradation de la nationale sont nombreuses ; vivement la réhabilitation définitive de celle-ci.

JB

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