Le paradoxe des hôpitaux sous les tropiques

Le paradoxe des hôpitaux sous les tropiques

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En Afrique en général et particulièrement au Gabon, les dirigeants se régalent toujours devant les médias à présenter une infrastructure hospitalière nouvellement construite ou renouvelée. La semaine dernière, Ali Bongo, le président candidat qui multiplie les sorties publiques pour vanter ses réalisations, ne déroge pas à cette règle. Sauf qu’ici, l’homme, en manque de réalisations en près de 7 ans de magistère, est contraint de d’inaugurer un centre hospitalier universitaire de Libreville à plusieurs reprises. C’est ainsi que pour la deuxième fois, le CHUL de Libreville, du moins un pas de cette unité sanitaire a été inauguré, comme toujours, avec tambours et trompette. Sauf qu’ici, les thuriféraires ont volontairement manqué de signaler que l’eau est une denrée rare dans cet hôpital moderne. Un paradoxe pour un hôpital ultra moderne.

C’est vrai qu’en voulant coûte que coûte montrer à la face du monde et aux potentiels électeurs que l’émergence promise en 2025, dans 9 ans, est possible, l’exécutif est prêt à inaugurer même les chantiers inachevés. C’est ainsi que le stade en construction à Oyem, dans le cadre de la coupe d’Afrique des nations que doit abriter le Gabon, a déjà reçu trois visites du chef de l’Etat. Quant au stade Omnisports président Bongo, en réfection pour abriter la CAN 2012 organisée par le Gabon et la Guinée-Equatoriale, les travaux comptent pratiquement sept longues années. Malgré des interminables tours sur le site d’Ali Bongo.

Quid des hôpitaux en construction au Gabon, grâce au partenariat public privé, -la précision est importante- ? Ces infrastructures attrayantes à vue d’œil, ne sont que l’arbre qui cache une forêt bondée de méchanceté des personnels médicaux beaucoup plus enclins à l’argent, à travers la caution financière exigée avant de recevoir le patient, que le serment d’Hippocrate qui donne l’obligation au médecin de sauver d’abord les vies. Et lorsqu’on y est soigné, les erreurs médicales sont légion. Quand les plateaux techniques dignes des hôpitaux modernes manquent. Résultat : les mêmes qui flagornent sur ces structures sachant bien cette réalité sautent dans le premier avion lorsque le besoin se fait sentir, pour aller se soigner dans les hôpitaux réellement moderne, car mieux structurés en équipement et en personnel. Laissant les pauvres bougres mourir pour une simple fièvre. Triste réalité !

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