La loi de finances rectificative du budget 2017 : Pour quel...

La loi de finances rectificative du budget 2017 : Pour quel projet de développement ?

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L'immeuble abritant les services du ministère du Budget/ DR.

Le gouvernement gabonais vient d’initier un projet de loi de finances rectificative,  pour relancer l’investissement et préserver les acquis sociaux. Un document dans lequel  les dépenses de l’Etat connaissent une hausse de 72, 234 milliards de FCFA.

 Pour tenter de sortir de la crise qui sévit dans le pays, depuis quelques années, et mettre en œuvre le plan de relance de l’économie,  le gouvernement n’a pas trouvé mieux que d’initier une loi de finances rectificative du budget 2017.  Dans cette nouvelle loi, les recettes budgétaires de l’Etat connaissent une baisse significative. Arrêtées à 1 858, 401 milliards CFA, dans le budget initial, les recettes s’élèvent  désormais à  1 714, 616 milliards de francs CFA dont quatre milliards huit cent sept millions quatre cent trois mille (4.807.403.000) FCFA au titre des dons ; soit une baisse de -7,7% par rapport à la loi de finances initiale.

 Selon un communiqué du gouvernement, cette nouvelle loi de finances rectificative du budget 2017, permettra au gouvernement de poursuivre  « les ajustements budgétaires sur les dépenses courantes initiées dans la loi de finances initiale ». Mais également de «  rembourser  la dette, tout en préservant les acquis sociaux», explicite le communiqué.

En cette période de vache maigre, les dépenses connaissent dans ce nouveau budget rectificatif, une augmentation de  4,0 %.  Arrêtées  à 1795,929 milliards de CFA, les dépenses de l’Etat sont passées à 1868, 164 milliards de FCFA.

Dans un contexte socio- politique tumultueux,  la matérialisation des investissements prévus dans cette nouvelle loi pourrait connaitre quelques difficultés, si un véritable dialogue ne s’installe pas entre les partenaires au développement qui ont décidé de tout mettre œuvre pour faire respecter leur cahier de charges pour certains, et rentrer en possession de leur dû, pour d’autres.

 

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