Journée de recueillement Les travailleurs répondent à l’appel de Jean Ping

Journée de recueillement Les travailleurs répondent à l’appel de Jean Ping

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En mémoire des gabonais assassinés pour avoir revendiqué leur choix du 27 août 2016, Jean Ping le Président élu, avait demandé au peuple de consacrer la journée du 6 octobre au recueillement et à la méditation. Se reconnaissant en ce dernier, les travailleurs gabonais sont restés chez eux, paralysant le bon fonctionnement des  activités économiques tout au long de  la journée.

Libreville et les autres villes et village du Gabon étaient dans le calme total, le 6 octobre dernier. Les administrations, les marchés et les différentes rues et ruelles du pays étaient quasiment vides. Notamment aux premières heures de la journée. Les travailleurs, malgré les manœuvres d’intimidation et les menaces de l’actuel pouvoir, ont respecté la journée de recueillement. Pour tenter de  boycotter cette journée, les autorités ont remis des fiches de présence au poste, aux différents chefs de services, pour scruter et, éventuellement sanctionner les absents. Des manœuvres qui n’ont pas suffi à dissuader ceux qui avaient la ferme conviction de reconnaitre la bravoure de ceux qui avaient lâchement été arrachés à l’affection des leurs. Ils ont pris le risque de rester chez eux.

Les confessions religieuses n’étaient pas en reste. Des messes ont été célébrées  dans  les différentes paroisses du pays, pour le repos des âmes de ces victimes de la démocratie et pour que Dieu les accueille dans son Royaume. Pour Alice, secrétaire dans un Hôpital de Libreville,  ce jour devrait amener les autorités, à se  réviser et écouter la voix du peuple. « Ce jour est un grand moment pour le peuple gabonais, nous devons tous méditer et penser à tous nos compatriotes qui ont quitté ce monde, pour la libération du pays ».  Quant à Michel,  chauffeur de taxi à l’ancienne  gare  routière de Libreville, la journée de recueillement doit éveiller  la conscience des différents bords politiques du pays, pour que ceux qui sont à l’origine de ces meurtres, voient le mal qu’ils font aux familles et au peuple tout entier. « Le pouvoir ne doit pas nous faire perdre la raison, lorsqu’on voit le massacre qui s’est déroulé lors de ces événements, nous avons tous peur. C’est pourquoi cette journée devrait nous amener à bien méditer sur l’avenir du pays ». Un pouvoir politique, que Jeanne, paroissienne de l’Eglise Saint Michel de Nkembo, recommande  de ne pas trop s’approcher.

Contrairement aux affirmations du ministre du Travail, Eloi Nzondo, qui a minimisé l’impact de cette journée, assis sur son salon feutré, la journée du 06 aura été bel et bien dédiée au recueillement. Elle restera une date à retenir dans l’histoire du Gabon. pour

ADN

 

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