Accueil Economie Investissements au Gabon: La France perd la face !

Investissements au Gabon: La France perd la face !

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Avec la rupture de la convention de concession que Veolia a signée avec l’Etat gabonais en 1997, et l’arrêt d’un avenant de 5 ans, après quelques mois de prolongation, la France, partenaire «privilégié » du Gabon, depuis la nuit des temps, décrie une manœuvre «brutale » et « illégale».

Fini les bons moments où la France régnait, en maître absolu, dans plusieurs secteurs économiques de ses anciennes colonies? Cela semble être le cas, avec le départ «brutal» et «illégal » de Veolia du Gabon, après un peu plus de 20 ans passés à la société d’énergie et d’eau du Gabon.  Qui l’eut cru, dans un pays  où quasiment tout était autorisé à cette France des intérêts ?

En effet, depuis que les réseaux Foccart de la Franç’Afrique ont placé leurs hommes liges à la tête de plusieurs Etats, notamment ses anciennes colonies, les sols  et le sous sols du Gabon et autres pays du continent, sont quasiment acquis aux sociétés françaises souvent avec des contrats alambiqués, au détriment des populations qui croupissent éternellement dans la misère. Pendant que la France, et ses ‘’amis’’ placés à la tête des Etats, se la coulent douce. En contre partie, ces chefs d’Etats pouvaient rester ad vitam aeternam à la tête des pays. Même en plongeant leurs pays et leurs populations dans le sous développement et la précarité ambiante. Quitte à ce que leurs fils leur succèdent.

De véritables potentats qui ont été installés à la tête de ces Etats avec l’onction de l’Elysée, à travers ses réseaux Foccart. Le Togo et le Gabon, pour ne citer que ces deux cas,  sont de parfaits exemples de cette France qui a toujours penser que seuls les Bongo, les Eyadema et consorts, pouvaient assurer ses intérêts.

 Même battue dans les urnes à la suite de plusieurs élections politiques d’envergure, ces familles ont toujours été soutenues par cette France des affaires, qui  s’est toujours bandée les yeux pour faire semblant  de ne pas voir cette réalité. L’essentiel pour elle étant d’appauvrir davantage ses populations africaines qui ne demandent qu’à vivre décemment.  Aux  yeux de cette France mercantiliste, l’alternance est un luxe pour certains pays africains qu’elle pille allégrement. C’est pourquoi les urnes sont plutôt  utiles chez elle et pas chez les pauvres bougres Africains. Conséquence,  ces familles que cette France a toujours protégées de toutes ses forces, pour leurs intérêts,  peuvent maltraiter, emprisonner, tuer, au nez et à la barbe de la fameuse France. Les intérêts français avant tout.

Vous avez dit  «brutalité » et «illégalité » dans la rupture de la convention de concession entre Veolia et l’Etat gabonais ? Rien que ça ? Pourtant, les Africains en général et les Gabonais en particulier, depuis 50 ans, crient à cette «brutalité » et à cette «illégalité » que leur  font subir les pions que la France a placés à la tête de plusieurs Etats gabonais, sans que cette France ne trouve à redire.

Malheureusement pour elle, qu’il peut aussi arriver dans ce capharnaüm de mal gouvernance, de maladresses managériale  et d’injustices causées par les «candidats soutenus par la France » que cette France soit aussi en position de victime, comme le cas Veolia, selon ses responsables.

Faut il rappeler que depuis 2010, cette France perd du terrain, avec la décision d’interdiction d’exporter les grumes. Une situation qui a poussé plusieurs sociétés françaises à mettre la clé sous le paillasson. Première secousse. Puis, vint ce redressement fiscal  du tout puissant groupe Total «décrié » par la France, jadis, intouchable.  Deuxième secousse.

Et avec ce départ « brutal » et « illégal », la saignée continue. Comme quoi, l’élève peut aussi bien châtier son maître.

 

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