Accueil Economie Investissement Olam/ GSEZ : quid de l’impact socio-économique local?

Investissement Olam/ GSEZ : quid de l’impact socio-économique local?

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Les panélistes lors de la rencontre/DR.

Pour mesurer l’impact de leurs activités sur le territoire  national, les responsables d’Olam  ont sollicité l’expertise de deux éminents spécialistes gabonais, l’économiste  Mays Mouissi, et Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de BrainForest et Prix Goldman de l’environnement 2009. C’était, le  29 mai dernier dans un hôtel de place, en présence du chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet,  des partenaires d’Olam et de la  GSEZ.

Présents dans plusieurs secteurs de l’économie du pays, les investissements d’Olam et de la GSEZ participent aujourd’hui au développement du pays. Sur le plan agricole,  l’investissement cumulé d’Olam entre 2011 et 2017 a atteint 508 milliards FCFA. Il s’agit du plus grand volume d’investissements en valeur jamais réalisé dans l’agriculture nationale pour une durée similaire. En comparaison, la part du budget national consacrée à l’agriculture entre 2011 et 2017 n’était que de 38 milliards FCFA. Des investissements conséquents, qui permettent au pays de gagner des places au niveau international et dans la sous- région.  Dans l’industrie du bois, Olam et GSEZ, ont, depuis  leur installation à la GSEZ, permis une nette augmentation des exportations des essences forestières du Gabon, et permettre au pays d’être leaders au niveau africain dans le placage. Selon cette étude  « En 2010, l’industrie du bois représentait 1,5% du PIB nominal du Gabon. En 2016, elle est montée à 2,3%. Au cours de cette période, la contribution en valeur de la filière dans la formation du PIB est passée de 62,2 milliards FCFA à 160 milliards FCFA (+157%). La production des industries du bois installées à Nkok représente environ 0,6% du PIB. En 2017, avec une production de 270 000 m3, le Gabon était leader africain en matière de placage (6e producteur mondial de placage tropical et 12e producteur mondial tous types de placages confondus). Si le rythme d’augmentation des capacités industrielles du Gabon était maintenu, notamment au sein de la ZES de Nkok, la production nationale de feuilles de placage pourrait atteindre à terme 396 867 m3. Quant au segment sciage, à taux de croissance de la production constant, à partir de 2020, le Gabon pourrait exporter 851 070 m3 de bois sciés par an. Dans cette hypothèse, la contribution du segment placage dans la formation du PIB pourrait s’accroître de 35% et celle du sciage de 20%. » 

Des performances qui  suscitent des interrogations en ce qui concerne les contrats sociaux signés avec les populations impactées par les projets, et les retombées au niveau du pays, quand on sait que toutes les entreprises liées à  l’Olam et à GSEZ, bénéficient d’une exonération  fiscale.

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