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La gouvernance du Gabon Le mensonge permanent !

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A chaque discours de l’Exécutif, le chapelet des promesses égrenées devant caméras et micros se réalisent que très rarement, voire pas du tout. Du coup, on se demande si le mode de gestion du pouvoir actuel n’est pas basé sur le mirage et  autres effets d’annonce. Huit ans après.

Taper du poing sur la table. C’est ce que, Ali Bongo, a tenté de faire jeudi dernier, lorsqu’il a réuni expressément quelques membres du gouvernement, pour dénoncer «l’attentisme » dans lequel son gouvernement est plongé face aux nombreuses promesses faites aux populations. Et de s’étonner, pour le regretter, que « rien n’a été fait » jusque là. D’ailleurs, il a fallu que son épouse, la première dame, l’informe que les écoles publiques gabonaises ressemblent à des «porcheries». «Nos enfants apprennent dans des conditions extrêmement déplorables», a finalement constaté Ali Bongo. Avant d’intimer l’ordre à son gouvernement : «Je veux vous voir à l’action. Et que tout le monde s’exécute.»

Il faut dire que cette réunion expresse du Palais devant les caméras, n’était rien d’autre qu’une opération de communication pour l’exécutif, notamment Ali Bongo. Qui, sachant bien que ses nombreuses promesses ont du mal à se réaliser dans un contexte économique et financier difficile, a choisi de se désengager, tout, reposant cet échec sur le dos de son gouvernement.

Il en a toujours été ainsi depuis Bongo père. Il est de notoriété pblique que sous les Bongo, seuls leurs différents gouvernements et autres collaborateurs sont incompétents : le sous développement du pays, 50 ans après leur long règne ? Ce sont ces différents gouvernements qui en sont responsables et non les Bongo, qui ont pourtant le pouvoir de nommer et de virer ceux qui ne font pas correctement le travail. Le comble de l’ubuesque.

Ici, la question est de savoir, si en prononçant son discours de la Saint Sylvestre, tel un premier ministre, chef du gouvernement devant l’Assemblée nationale lors d’une déclaration de politique générale, Ali Bongo, avait pensé au budget qui doit permettre au gouvernement d’agir. Car, la rénovation de 789 écoles publiques primaires à travers le pays, l’informatisation des salles de classes des lycées et collèges ; les cliniques mobiles ;  les 5000 lampadaires… Rien de tout cela n’est inscrit dans aucune loi de finances. Il suffit de scruter la loi de finances 2018, pour s’en convaincre.

Quid du fonds d’initiatives départementales (FID), promis lors du même discours du 31 décembre 2017 et estimé à 1 milliard par département sur la cinquantaine que compte le Gabon? En effet, le FID n’est pas budgété, certes. Mais en remplaçant le fonds d’investissement provincial (FIP) prévu dans le plan de relance de l’économie (PRE) qui, lui, est  estimé à 18 milliards, sa matérialisation devait connaître au moins un début, vu que le PIR est inscrit dans le budget. Pourquoi, lui aussi ne démarre pas, alors qu’on est à la moitié du mois de mars le délai que s’est donné Ali Bongo pour le début de l’effectivité de ses promesses?

Après avoir presque mis dans les oubliettes toutes les bonnes promesses faites lors des différents conseils des ministres délocalisés initiés lors de son premier mandat, qui devaient sérieusement booster le développement du Gabon profond, la politique fiction d’Ali Bongo continue son bonhomme de chemin.

Jusqu’à quand?

 

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