Gâchis financier : le cas Pozzo Di Borgo

Gâchis financier : le cas Pozzo Di Borgo

541
0
PARTAGER
DR.

Un an seulement après avoir accédé au trône laissé vacant par la mort de son père, Ali Bongo enivré par l’abondance du Trésor public, rachetait dans un quartier huppé de Paris la magnifique résidence d’un richissime français, baptisée « Pozzo Di Borgo ». Pour acquérir ce mini-palais royal, le pouvoir  n’a pas lésiné sur les finances du Gabon; il a claqué 100 millions d’euros (65,5 milliards de F CFA)! L’ex directeur Maixent Accrombessi a été l’inspirateur de cette transaction immobilière. C’est donc sans surprise qu’elle fut effectuée par le truchement d’une société civile immobilière basée à Paris et dirigée par… le propre cousin de Maixent.

Quand on sait qu’un riche cheikh d’un émirat pétrolier moyen-oriental, qui s’était intéressé à cette somptueuse résidence, a dû jeter l’éponge en raison de son prix exorbitant, il y a lieu de se demander à quoi a voulu jouer le pouvoir en claquant 66 milliards de F CFA.

Au  peuple gabonais, dès que le scandale a éclaté, le palais du Bord de mer lui a fait croire, sans y arriver certainement, que ce mini-palais allait abriter la chancellerie et le consulat du Gabon à Paris, en plus de servir d’hôtel aux personnalités gabonaises en mission officielle à Paris. Ainsi, il ne sera plus question pour le Trésor gabonais de payer des chambres d’hôtels privés coûteuses. L’objectif était de faire croire aux Gabonais que tout compte fait, l’Etat a fait une belle affaire en acquérant l’hôtel Pozzo Di Borgo.

Retour à l’Avenue Louise

Aussitôt, les travaux d’aménagement de cette résidence ont commencé à battre le plein pour la rendre beaucoup plus fastueuse. Le coût de ces travaux va renchérir le prix de revient. Aujourd’hui, soit sept ans après, ce mini-palais royal n’a jamais abrité l’ambassade du Gabon, encore moins servi d’hôtel aux personnalités gabonaises en mission officielle. Bien au contraire, comme dans une volonté manifeste de gaspiller l’argent du Gabon, en même temps qu’on réaménageait le Pozzo Di Borgo, le pouvoir a ordonné la réfection de l’immeuble de quatre étages, sis avenue Raphael, dans le 16ème arrondissement de Paris, abritant l’ambassade du Gabon, pendant que la Mission diplomatique gabonaise immigrait dans un hôtel particulier de location, sis dans le 8ème arrondissement de la capitale française.

Depuis trois ans, la Mission diplomatique a regagné l’immeuble rénové de l’avenue Raphael au lieu d’aller s’installer au Pozzo Di Borgo comme initialement promis. Finalement à quoi, à qui sert donc cette très coûteuse acquisition? Chut!!! Voilà donc 66 milliards de nos francs claqués dans les folies  de celui qui passe pour un monarque.

La situation étant celle-là, pourquoi diantre ne pas revendre ce mini-palais à un prix avantageux afin de ré-oxygéner les caisses de l’Etat?

 

 

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE