Accueil Economie Gabon : ANGTI ; la fin des jours heureux ?

Gabon : ANGTI ; la fin des jours heureux ?

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Siège social de l'ANGTI/©DR

Connue pour avoir été dès le début de sa création, comme un véritable boulet pour le gouvernement,  car jouissant d’une autonomie financière et de fonctionnement, l’agence nationale des grands travaux d’infrastructures est en proie à de nombreuses difficultés de fonctionnement, surtout financière. Une note signée de son directeur général annonce la mise au chômage technique d’une centaine d’agents.

Est-ce la fin des beaux jours à l’agence nationale des grands travaux d’infrastructures ? En tout cas, les nouvelles qui reviennent de cette agence, ne sont pas pour rassurer son personnel. Loin sans faut. Une note signée de son DG Bogdan Sgarcitu, annonce le chômage technique d’une centaine de collaborateurs, tout statut confondu.

Cette décision va du fait,  indique le communiqué, que cette entité connait depuis un moment des difficultés de tout genre.  Une situation financière pourtant au départ stable, mais aujourd’hui inquiétante. Cela s’explique par les retards de paiement de salaires, provoqué par l’absence ou le retard des fonds reversés mensuellement à l’ANGTI ;

Ce n’est pas tout. Aujourd’hui, la réalité a emmené  l’agence des grands travaux du Gabon, à ne plus respecter ses charges, en termes de prestations sociales.

Il faut dire que dans un passé récent, l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures, a connu des moments de vaches grasses. Aujourd’hui, comme d’autres entités, elle se retrouve en difficultés financières.

Si le reste des primes ne seront pas payées, l’ANGTI rassure  le personnel concerné par cette décision, ‘’de payer au moins la moitié du salaire de base, puis la prime de logement’’.

La question qui a lieu de se poser est de savoir, comment compte faire l’ANGTI au cas où elle ne retrouvait pas sa santé financière ? Va-t-elle continuer à dégraisser son personnel ? Va-t-elle mettre au chômage définitif la centaine des agents concernés par cette décision ? C’est autant de questions que se pose l’opinion.

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