Fonctionnement des circonscriptions provinciales du Gabon: Les inspecteurs se sucrent derrière le...

Fonctionnement des circonscriptions provinciales du Gabon: Les inspecteurs se sucrent derrière le dos des directeurs d’écoles !

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C’est ce  qui ressort du constat fait par certains chefs d’établissements du primaire et du pré- primaire  de la province de l’Ogooué-Lolo. Leurs  chefs  de circonscription  provinciale, auraient mis en place des manœuvres, pour percevoir  des pourcentages sur les  émoluments des directeurs d’écoles, au titre de  la mutuelle. Du coup, chaque année, c’est la croix et la bannière pour  ces responsables d’établissements.

Avant la suppression de la mutuelle, appelée communément « assurance » dans les établissements publics du pays, les responsables d’établissements avaient la possibilité d’organiser leur administration, pour la rendre plus efficace et répondre aux attentes des parents d’élèves. Cette mutuelle étant désormais prise en charge par l’Etat. Les autorités ont mis en place un système de carnet fourni par le trésor.  C’est dans ce dernier que les responsables d’établissements mentionnent leur état de besoins. Et sert également de preuve, pour  le paiement des  fournisseurs au trésor, après livraison du matériel dans les établissements.

C’est ce qui devrait se passer sur l’ensemble du territoire. Mais certains responsables véreux ne l’entendent pas de cette oreille, à l’instar de ceux de l’Ogooué-Lolo. De ce côté, ce sont les deux inspecteurs, chefs de circonscription, qui font l’état de besoins des directeurs, en fonction de la dimension  de l’établissement et du nombre d’élèves. Chaque année, comme le recommande l’Etat, les chefs d’établissements vont chercher le matériel chez un fournisseur de la ville, choisi par  les inspecteurs et chef de circonscriptions.  Et contrairement à ce qui se passe dans d’autres provinces, c’est ce fournisseur qui détiendrait les carnets, et s’occuperait de l’établissement des factures. Des factures, dont-on dit être truffées d‘incohérences. Les directeurs constatent chaque année, qu’il y a une différence entre les commandes faites par les établissements et celles inscrites dans le carnet et factures que détiendraient le fournisseur de la province. Selon notre source, « si le matériels de l’établissement est de 50.000 FCFA par trimestre, le fournisseur fourni le matériel pour 40.000, les 10 000 francs  restants, représentent leur pourcentage. Et lorsque nous allons chercher le matériel, on nous demande de signer sans se préoccuper du reste du matériel inscrit dans la facture», affirme-t-il.

Des manœuvres qui se déroulent dans cette province depuis des années, sans que les autorités où les responsables de l’Education nationale ne lèvent le petit doigt. Pour connaitre le mode de fonctionnement et distribution de la mutuelle des responsables des établissements, dans les provinces. Résultat des courses, les établissements qui sont dans les zones rurales, font face à des difficultés de fonctionnement. Les enseignants disposés à faire cours, sont contraints à l’oisiveté. Et lorsqu’il y a des  problèmes de matériels à résoudre rapidement, au sein de l’établissement, il faut toujours qu’ils se référent aux inspecteurs. Des magouilles, qui participent depuis quelques années, au fort taux d’échec,  relevé en zone rurale pendant les examens.

ADN

 

 

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