Financière Africaine de micro- projets (FINAM)

Financière Africaine de micro- projets (FINAM)

779
0
PARTAGER

« Il n’y a pas de compétences au Gabon pour occuper certains  postes de responsabilité ». C’est ce que pense la direction générale de Finam

Suite à l’arrivée de plusieurs expatriés à Finam, recrutés directement par le patron de l’entreprise au Togo, le torchon brûle depuis quelques années,  entre la direction générale et les gabonais employés au sein de cette entreprise.

La Finam qui est un établissement de microprojets, qui accompagne les personnes désireuses d’obtenir des crédits pour financer leurs projets,  pourrait connaitre des perturbations d’ici quelques mois.  En cause, les abus, les manœuvres des employés expatriés et le traitement peu flatteur infligé aux nationaux. En jetant un regard sur l’organigramme actuel de cet établissement,  l’on est bien loin des aspirations des autorités gabonaises, qui voudraient voir des jeunes gabonais à des postes de responsabilité. L’administration de cette entité est composée en majorité d’expatriés, notamment des ressortissants Togolais, recrutés directement par le PCA  lui-même. Sur les douze postes de  responsabilités que compte cette entité, il n’y a que quatre gabonais. Le Directeur général, Gilbert Mvé Assoumou, le directeur des engagements,  Linda Sandoungou, le directeur clientèle particulier, Esseme Bessame et le directeur du contrôle interne, Eyene Obame. Le reste viendrait du Togo et d’autres pays ouest africain.

Le constat est quasi identique, en ce qui concerne les 16 agences  que compte l’entreprise dans l’ensemble du pays. Avec plus de 10 agences confiées aux ressortissants Togolais. Il semble que dans cet établissement, la procédure de recrutement des nationaux est différente de celle des expatriés. A en croire les employés, «  Les gabonais pour être recrutés, sont obligés de subir de multiples tests et entretiens. Tandis que  les expatriés sont directement recrutés par le PCA, depuis le Togo ou le Benin. L’intéressé reçoit le courrier  par fax. Où sont mentionnés le salaire et les avantages du poste. S’il est intéressé, il signe et renvoie le fax. Toutes les procédures administratives pour l’entrée au Gabon du nouvel employé, sont organisées par la direction générale. De plus, les avantages d’un chef d’agence recruté au Gabon et celui d’un chef d’agence recruté à l’extérieur sont différents,  y compris les salaires »  a affirmé l’un des employés de l’entrepriseAvant de s’interroger sur la place qu’occupe le DG, Gilbert Mvé Assoumou. « Nous nous sommes toujours interrogés sur  le rôle véritable de notre  DG dans cette entreprise. Car, à chaque  fois qu’on a besoin d’un nouveau responsable dans l’administration où dans une agence, c’est toujours des Ouest africains, recrutés directement leurs pays, qui sont promus. Et pourtant, au sein de l’entreprise,  il y a des Gabonais qui sont compétents et qui ont une  grande expérience dans le milieu », a-t-il fait remarquer.

Installée au Gabon depuis 10 ans, ses employés  affirment que la direction générale refuserait  la création d’une association ou syndicat au sein de la FINAM. Et s’agissant des transferts d’argent, qui serait à l’origine des retards de paiements des salaires de certains fonctionnaires.

Interrogée, la direction générale affirme qu’il n’en est rien. Considérant le propos avancés comme inexacts. Selon cette direction générale, le problème résiderait dans le manque de compétence et d’expérience de certains employés Gabonais de Finam. « La micro finance existe au Togo depuis 1970. L’expérience en termes de gestion d’une agence est sur place. Nous sommes parfois contraints de recruter de ce côté, pour avoir des personnes expérimentées, compétentes, mais aussi pour des questions salariales.  Les Gabonais que nous avons souvent recrutés à certains postes de responsabilités dans l’entreprise, ont souvent été soupçonnés de détournements.  Je ne dis pas que les expatriés ne le font pas. Mais nous avons besoin des personnes d’expérience et compétentes »,  a tenu à préciser un responsable de cette direction générale.

Pour les questions liées aux différents transferts d’argent, la direction générale affirme qu’il n’y a pas péril en la demeure. Les différents transferts d’argent qui se font à la Finam, sont contrôlés par la commission Bancaire (COBAC). Et insiste sur le fait qu’aucun transfert d’argent, ne peut se faire à la Finam, sans les banques. Les différents transferts constatés sont ceux des clients uniquement et non du personnel de Finam.

Dans tous les cas, les Gabonais qui y travaillent ne comptent pas se laisser faire, tant que ces manœuvres continueront. Surtout que ces recrutements d’expatriés se déroulent au nez et la barbe du ministère de l’emploi.

ADN

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE