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La FAO décaisse 470 millions de francs au profit du Gabon Y ‘a-t- il l’insécurité alimentaire au Gabon ?

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La question mérite son pesant d’or,  au regard de l’appui et des initiatives des organismes internationaux, en faveur du Gabon, pour lutter contre la faim et la malnutrition.

 Le 5  juin dernier, Helder Muteia, coordonnateur du bureau sous régional de l’organisation des nations – unies pour l’alimentation   et l’agriculture (FAO), et le ministre chargé de l’agriculture, de l’élevage et de la mise en œuvre du projet graine,   Biendi Maganga Moussavou,  ont signé trois projets de coopération techniques (TCP), pour un montant de  859 000 US dollars soit environ, 470 millions de fcfa. Des projets portant sur : « L’élaboration des recommandations alimentaires nationales et de guides alimentaire pour la promotion des régimes alimentaires sains au Gabon » d’un montant de 245.000 US dollars (134,7 millions de francs), « Les classes vertes pour une production innovante, ludique, éducative et nutritive » et un « programme de renforcement des capacités des pays à identifier et faire le suivi des incidents relatifs aux PPEDs et Hautement dangereux et promouvoir les alternatives nécessaires aux PPEDs et HHPs », deux projets sous-régionaux qui se chiffrent respectivement à 314.000 US (172,7 millions) et 300.000 US  dollars (165 millions de francs). 

Des projets certes  importants, mais qui laissent penser que la classification du Gabon,   comme pays en développement, est à revoir. Si non, comment expliquer que dans un pays où l’on exploite du pétrole et autres matières premières depuis des années, l’on puisse encore relever des  problèmes liés à la faim et à la malnutrition,   que l’on retrouve  habituellement  dans les pays pauvres d’Afrique.  En effet, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO), « La prévalence de la malnutrition dans un pays est la preuve d’un développement faible, qui est lui-même une cause sous-jacente de malnutrition et de faim. Une croissance et un développement économiques qui n’entraînent pas de réduction substantielle de la malnutrition prouvent que les politiques sont mal conçues. Même non dirigés, la croissance économique et le développement peuvent entraîner une baisse progressive des taux de malnutrition, mais cette amélioration est souvent tellement lente qu’elle est inacceptable, car faisant souffrir inutilement de nombreuses personnes. », affirme le FAO. 

Des propos qui viennent confirmer la précarité dans laquelle se trouvent  les populations gabonaises. Mais également remettre en question, les beaux discours des autorités gabonaises sur le développement humain.  Au regard de ce qui précède,  cet appui de 470 millions de fcfa, qui semblent réjouir le gouvernement démontre que  les populations  ne  tiennent pas le rôle principal dans la réduction de la malnutrition et la promotion du développement social dans le pays. Quand bien même,  leur rôle est essentiel.  Et la preuve que les politiques et programmes d’aide aux personnes les  moins nanties,  n’ont pas apporté les résultats escomptés. Conséquences,  le pays est contraint  d’avoir recours aux appuis des organismes internationaux, pour soutenir ces projets de lutte contre la faim et la malnutrition. 

Reste désormais à savoir si  cet argent permettra de renforcer les capacités nationales en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.  

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