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Doing Business 2019: Le Gabon pourrait-il améliorer son classement ?

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 A la 167place Mondiale et 35e rang africain dans le classement du rapport « Doing business 2018 »,  publié par la Société financière International (SFI)  en octobre 2017,  intitulé «  reformer pour créer des emplois ».  Le Gabon dans ce classement totalisait un score de 46,19% dans la mise en place des réformes des affaires. Une régression,  qui est venue mettre en lumière le mauvais climat des affaires qui règne au Gabon.

L’environnement est–il propice aux affaires au Gabon ? La question mérite d’être posée, au regard de l’image peu reluisante que renvoie le pays à l’extérieur. Ces trois dernières années, le pays n’a fait qu’engranger des mauvais scores, si bien qu’en 2017,  dans le rapport «Doing Business 2018», il est parti de la 164e place mondiale   pour se retrouver  à la 167e. N’ayant plus d’arguments pour convaincre, les autorités ont décidé de mettre en place des nouvelles réformes, pour redynamiser l’économie du pays et améliorer le climat des affaires. Pour ce faire, la ministre de la Promotion des Investissements et des Partenariats publics-privés, Madeleine Berre, et les responsables de  l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon) multiplient des réunions dont l’objectif principal est : l’amélioration de la note du dernier « Doing business ».  Une initiative qui vise l’adoption de quatorze (14) réformes qui tournent  essentiellement autour de la création des entreprises, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété et l’octroi du permis de construire. Des points essentiels, mais insuffisants pour améliorer l’environnement des affaires dans le pays.  Dans la mesure où les conditions liées aux infrastructures, à la qualification de la main- d’œuvre, aux lois sur les transactions et la flexibilité de l’emploi, à la taille du marché, à la stabilité macroéconomique, à l’évolution des échanges internationaux à la bonne gouvernance, et aux transferts de capitaux, constituent aujourd’hui, de véritables préalables pour tout pays qui souhaite attirer des investisseurs et améliorer son climat des affaires.

Mais, pour le ministre de tutelle, des efforts ont déjà été faits, pour offrir des conditions idoines aux affaires au profit des investisseurs étrangers. « L’amélioration du climat des affaires était un objectif de performance que nous devrions atteindre toujours et nous devons aller toujours dans la prospective de l’amélioration. La première étape a été matérialisée par le guichet unique qui a été inauguré en janvier. A partir de cet instant avec la direction générale de l’ANPI, nous avons mis en place, avec le soutien du Premier ministre, une commission ad hoc interministérielle qui nous a permis d’adopter toutes les réformes qui étaient nécessaires pour améliorer notre notation dans le ‘’Doing business’’. Aujourd’hui ça été, pour nous, l’occasion de faire le point avec les intervenants du guichet pour apprécier les forces et faiblesses de l’écosystème qu’on a mis en place parce que notre objectif reste toujours de garantir aux investisseurs le meilleur service », a indiqué le membre du gouvernement.

Vu sous cet angle, l’on pourrait être tenté d’affirmer, sans risque de se tromper, que quelque chose de nouveau sortira de là. Malheureusement,  tel n’est pas le cas. Car, en rassemblant au sein de l’ANPI-Gabon, toutes les entités qui étaient chargées de la création des entreprises et de leurs promotions, les autorités avaient juré, la main sur le cœur, que toutes les conditions étaient réunies pour attirer les  investisseurs et permettre le bon déroulement des activités. Des années après, toutes ces assurances semblent être rangées dans les tiroirs de l’ANPI-GABON. Une chose est donc sûre, il va être difficile pour le pays d’améliorer son classement « Doing Business 2019 ». Surtout que plusieurs affaires impliquant l’Etat gabonais et des investisseurs étrangers sont encore pendantes dans les juridictions internationales.

Aimé David Nguema

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