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Développement économique et sécurité routière

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 Il est à noter que la route est à la fois un indicateur et un incitateur au développement économique. Un pays moderne a pour caractéristique d’avoir un nombre de routes bitumés significatif mesurées en kilomètre, et des infrastructures  qui répondent aux normes ISO 39 001 ; normes consacrées à la sécurité routière. Incitateur parce qu’une route en appelle d’autres, de ce fait,  les zones enclavées se connectent avec les plus mobiles en circulation  et s’urbanisent par la suite. Lorsqu’il s’agit d’urbanisation planifiée, c’est évidemment la route qui devrait  précéder le reste et non le contraire.

Satisfaire alors le besoin sans cesse croissant de mobilité des citoyens d’un pays tout en assurant leur sécurité est le défi international actuel. C’est en quelque sorte ce dont avait fait état l’ancien Président du Brésil Monsieur Lula Da Silva dans la préface d’un rapport de la Banque Mondiale et de l’OMS sur la sécurité routière dans le monde. Dans son récit, le Président du Brésil de l’époque avait mentionné les efforts fournis par son gouvernement pour répondre à la problématique qui concilie développement économique et sécurité routière. C’est ainsi que nous en avons extrait les passages qui nous ont paru les plus pertinents.

 Les systèmes de transports terrestres sont devenus une des composantes fondamentales du monde moderne. En accélérant les communications et la circulation des marchandises et des personnes, ils ont créé une révolution dans les relations économiques et sociales contemporaines.

 Toutefois, l’introduction des nouvelles technologies n’a pas été sans conséquences : la pollution de l’environnement, le stress urbain et la dégradation de la qualité de l’air sont directement liés aux systèmes modernes de transports terrestres. Mais surtout, ces transports sont de plus en plus à l’origine d’accidents de la circulation qui entraînent un nombre croissant de décès prématurés et de handicaps physiques et psychologiques.

 Les pertes subies ne se limitent pas à la réduction de productivité et aux traumatismes qui retentissent sur la vie privée des victimes. L’augmentation des coûts des services de santé et la charge accrue pesant sur les finances publiques posent également des problèmes très importants.

 Dans les pays en développement, la situation est encore aggravée par l’urbanisation rapide et non planifiée. Le manque d’infrastructures adéquates dans nos villes, ainsi que l’absence d’un cadre réglementaire approprié rendent la croissance exponentielle du nombre d’accidents de la circulation encore plus préoccupante.

 Les statistiques montrent qu’au Brésil, 30 000 personnes meurent chaque année dans des accidents de la route : 44 % d’entre elles sont âgées de 20 à 39 ans, et 82 % sont des hommes. Comme les autres pays d’Amérique latine, le Brésil prend de plus en plus conscience de la nécessité urgente d’inverser cette tendance.

 Le Gouvernement brésilien, par l’intermédiaire du Ministère de la Ville, a déployé des efforts considérables pour mettre au point et appliquer des mesures de sécurité routière et lancer des campagnes d’éducation et des programmes mettant l’accent sur la participation des citoyens.

 Dans le cadre de cette action, le Brésil a récemment adopté un nouveau code de la route qui a permis de faire baisser le nombre annuel de tués sur la route d’environ 5000. C’est là un progrès encourageant qui devrait nous inciter à aller encore plus loin dans cette voie. Les défis à relever sont énormes, mais nous ne devons pas nous dérober. C’est pourquoi la sécurité routière restera une priorité pour mon Gouvernement.

Ces propos pour le moins édifiants de l’ex Président Lula peuvent nous permettre de conjecturer en pensant que résoudre de façon efficace et méthodique le phénomène d’insécurité routière c’est faire en même temps un pas vers le développement économique et social pour un pays en développement. Parce que l’action serait d’une part de moderniser davantage les infrastructures concernées qui sont souvent indexées comme étant des facteurs à risques, et d’autre part renforcer le système de santé publique par la prévention et la prise en charge.

 

                            

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