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Dévaluation du F. CFA Il n’y a pas péril en la demeure

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C’est  le moins que l’on puisse dire, après les déclarations  du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli. Ce dernier estime que le taux de couverture actuelle de la zone CEMAC n’est pas encore  inquiétant au point d’envisager une dévaluation du franc cfa.

Après plusieurs interrogations et inquiétudes sur une probable dévaluation du franc fcfa, en zone CEMAC,  le gouverneur de cette institution sous régional, Abbas Mahamat Tolli, est sortie de sa réserve, pour expliquer aux dirigeants africains et autres acteurs de l’économie, les raisons pour lesquelles il n’est pas possible d’envisager une quelconque dévaluation du franc cfa dans la zone CEMAC. Selon le gouverneur de cette zone, les réserves de changes des pays de la CEMAC afficheraient un taux de couverture d’environ 60%. Un taux, selon ce dernier, acceptable, comparativement aux années précédentes, notamment en 1994, où le taux de couverture était de 13%. De même, qu’il pense que les projections de croissance pour la zone seraient excellentes soit environ 1,7% pour 2018 et 3% pour 2019. Bien loin de la  récession de 1994, ou le taux de croissance était de – 1%.

Pour rappel, le taux de couverture est un indicateur du commerce international qui mesure l’équilibre des échanges, l’indépendance économique d’un pays. Il peut être global ou spécifique à un type de produit. Lorsque le taux de couverture est inférieur à 100, la balance commerciale est déficitaire. On dit que le solde commercial est négatif. Lorsque le taux de couverture est égal à 100, la balance commerciale est équilibrée et on dit que le solde commercial est nul. Enfin, lorsque le taux de couverture est supérieur à 100, la balance commerciale est excédentaire et le solde commercial est dit positif.

Ainsi, Il n’y a pas encore péril en la demeure, la nouvelle dévaluation du franc cfa n’est pas pour cette année ou l’année prochaine.

 

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